Grève à la BFCOI

Aucune issue en vue

18 avril 2009

Les banderoles étaient toujours présentes et les sifflets résonnaient toujours aux abords du siège de la BFCOI à Saint-Denis ce vendredi 17 avril 2009. « La Direction campe sur ses positions et aucune rencontre n’est prévue pour l’heure », indique Patrick Fallourd, délégué syndical FO-CGT. Pourtant, le syndicaliste se dit « ouvert à la discussion » et espère que « la Direction va renouer le dialogue ». « L’essentiel est que tout monde puisse faire un pas », ajoute-t-il.
En attendant une reprise des négociations, les salariés « restent mobilisés », selon Patrick Fallourd. « Environ 11 agences sur les 18 que compte l’île sont fermées ou sont dans l’impossibilité d’assurer un service au public », affirme-t-il. Les grévistes du Sud devaient rejoindre ceux du Nord devant le siège de la BFCOI dans la matinée. « Ensuite nous déciderons si de nouvelles actions doivent être menées », lance le délégué syndical CGT-FO.
Rappelons que les grévistes demandent une augmentation annuelle des salaires de 1.800 euros nets. La Direction, quant à elle, proposerait une augmentation des salaires de 1 à 2% ainsi qu’une prime de 370 euros sous forme d’intéressement. « Ce n’est pas une proposition satisfaisante. Nous préférons que l’augmentation touche les salaires même s’il faut gagner moins. Les primes ne sont pas prises en compte dans le calcul des retraites. Or, nous nous battons aussi pour avoir une meilleure retraite », explique Patrick Fallourd. « Plus vite nous discuterons, plus vite nous aboutirons à un accord, et moins cher ça coûtera à tout le monde », conclut-il.

Spécial 50 ans du PCR

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Témoignages - 82e année


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