Avant le 4 novembre

22 juillet 2008

Si Israël bombarde les installations nucléaires en Iran, il y a fort à parier que cela aura lieu avant les élections présidentielles de novembre aux États-Unis, bref, d’ici cinq mois. Le feu vert de Washington étant nécessaire, Tel-Aviv ne voudra pas prendre le risque de traiter avec Barack Obama (selon les sondages, il devance le républicain John McCain). Car, comme le leader démocrate a dit lui-même qu’il pourrait négocier avec les dirigeants iraniens, il serait mal venu de se montrer radical au début de sa présidence.

En fin de règne, après moult avertissements servis à l’Iran relativement à son programme nucléaire, les faucons George W. Bush et Dick Cheney pourraient, eux, être tentés par un coup d’éclat. Surtout que, depuis que la guerre d’Irak a fait d’elle la puissance d’une région riche en pétrole et l’axe fort de l’Axe du mal, la République islamique est plus que jamais l’ennemie à abattre. Celle-ci aurait donc intérêt à calmer le jeu d’ici le départ des républicains, car il pourrait lui en cuire.

Sylvio Le Blanc


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Témoignages - 82e année


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