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Maison des civilisations et de l’unité réunionnaise
23 février 2010
Après une première enquête publique qui avait débouché sur un premier avis favorable, l’ancien préfet de La Réunion avait demandé la tenue d’une seconde enquête prenant comme prétexte le besoin d’une information complémentaire. Vendredi, cette deuxième commission d’enquête donnait un deuxième avis favorable sur tous les points sur lesquels elle était missionnée. Depuis lors, certains s’enferrent dans un combat d’arrière-garde, tentant de faire dire à la Commission d’enquête ce qu’elle ne dit pas. Car maintenant que ces opposants politiques de la Région n’ont plus leur os à ronger, que leur reste-t-il ?

Au dernier jour de l’enquête publique, Fabienne Couapel était venue faire son numéro avec Jean-Paul Virapoullé, Antoine Franco et leurs amis politiques. Ce dernier avait mis l’accent sur le coût du projet pour justifier son opposition. Tout ce déploiement d’arguments n’ont pas pesé lourd face à la réalité. (photo M.M.)
Du 7 décembre au 7 janvier dernier a eu lieu une enquête publique sur la Maison des civilisations et de l’unité réunionnaise. Cette procédure faisait suite à une demande de l’ancien préfet, qui souhaitait un complément d’information avant de décider de la déclaration d’utilité publique.
La Commission d’enquête ainsi créée avait donc une lettre de mission précise, portant sur trois questions.
la déclaration d’utilité publique de la MCUR ;
la mise en conformité du Plan d’occupation des sols de la commune de Saint-Paul ;
la cessibilité des parcelles concernées par le projet de la MCUR.
Sur les trois questions auxquelles elle devait répondre, la Commission d’enquête a donné trois avis favorables sans réserve. Autrement dit, le projet est plus que jamais conforté.
Il est également à noter que si la Commission d’enquête n’avait pas à se prononcer sur le coût du projet, elle le juge fondé « sur des éléments réalistes ».
Où sont les 3.000 signatures d’opposants ?
Un autre élément à prendre en considération concerne les avis recueillis par le commissaire enquêteur. Il est fait état de 3.500 avis, ce qui est le signe d’une importante mobilisation citoyenne. Sur ces 3.500, environ 2.000 sont clairement favorables au projet, tandis que 1.500 ne le sont pas. Fabienne Couapel et ses amis étaient donc très loin de la réalité quand ils annonçaient avoir recueillis 3.000 avis contre la Maison des civilisations et de l’unité réunionnaise. C’est également un camouflet infligé à Réagir, dont la porte-parole avait été prise en flagrant délit de fraude dans le bureau de la Commission d’enquête. Le 21 décembre dernier, la représentante de Réagir s’était en effet installée en permanence dans cette pièce, et faisait pression sur les citoyens qui venaient consigner leur avis sur les registres afin que le nombre des avis opposés à la MCUR augmente. Le résultat de la Commission d’enquête est donc une claque infligée à ce type de procédé extrêmement dangereux pour la démocratie.
Derniers coups de griffe des has been ?
La réalité désavoue aussi Antoine Franco et ses amis. Ces derniers avaient pourtant tenté de faire croire qu’ils étaient les porte-parole d’un mouvement populaire. Mais la République vient de rappeler ses règles. Même en mettant la totalité des moyens dont ils disposent dans la bataille, les amis d’Antoine Franco n’ont montré qu’une chose : la difficulté qu’ils ont à accepter les élus que les Réunionnais se sont choisi. Car le projet de la Maison des civilisations et de l’unité réunionnaise est un projet proposé par des élus du peuple qui n’ont pas attendu que les idées viennent de Paris.
Les conclusions de la Commission d’enquête sur la Maison des civilisations et de l’unité réunionnaise ouvrent une nouvelle étape. Elles révèlent le dépit d’opposants qui persistent à livrer un combat d’arrière garde, puisque l’enquête est terminée et que les conclusions sont publiques.
Avec la MCUR, ces adversaires politiques de la Région pensaient tenir entre les mains un moyen de peser sur l’opinion en cette période électorale. Mais maintenant que la loi vient de leur retirer cet os à ronger, que leur reste-t-il maintenant ? C’est sans doute ce qui explique des réactions pour le moins irrationnelles relayées dans la presse depuis samedi.
Manuel Marchal
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