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Boues des stations d’épuration : de nouvelles techniques plus intéressantes

30 juillet 2007




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Plus l’assainissement des eaux usées urbaines est performant, plus le volume des boues de stations d’épuration (STEP) à traiter est conséquent. D’où la nécessité pour la collectivité de bien choisir la solution d’élimination la mieux adaptée à la gestion de son territoire. Ce choix d’ordre technique et politique ne va pas toujours dans le sens de l’épandage agricole, même si cette option reste majoritairement choisie dans 3 cas sur 5.
En effet, il existe d’autres filières dont les contours actuels et le devenir potentiel ont été appréhendés par l’Association des maires de France (AMF) qui a réalisé un guide sur le sujet.
Compostage, digestion, stockage en centre pour déchets ultimes, oxydation thermique et chaulage font partie de ces autres formes de traitement testées par des collectivités.
Tout comme le séchage thermique et solaire, pour lequel la ville de Laval (Mayenne) vient justement d’opter.
Destinée à devenir un pôle département de traitement des graisses, la Step de Laval s’équipe de deux grandes serres où des boues pourront sécher dès la rentrée 2007. Excepté l’été, la serre sera chauffée, quelles que soient les conditions météo, par le biais d’une fine réutilisation du biogaz émis par la digestion des boues. « Notre capacité de séchage solaire sera la plus importante de France.
Ce procédé a fait la preuve de son efficacité en Allemagne et en Suisse où il est utilisé depuis une dizaine d’années »,
vante la municipalité de Laval. Ainsi, 2.900 tonnes de matières par an seront traitées avant d’être utilisées comme engrais agricole. Ainsi, plusieurs solutions techniques - ici le séchage, le chaulage et l’épandage - peuvent cohabiter et se compléter. Coût de l’opération : 1,8 million d’euros.
A Corbeilles (Loiret), c’est une autre méthode de valorisation biologique qui est actuellement expérimentée : l’épandage sur 16 hectares de peupleraies de 16 tonnes de matières sèches produites chaque année par la Step. Un procédé normalement interdit, mais testé ici sur autorisation préfectorale dans un cadre scientifique bien précis.
La quantité de volumes épandus se fera dans le respect des barèmes imposés par le programme d’action pour la réduction des nitrates d’origine agricole.
Analysées au préalable, les boues répondront donc à un certain seuil de qualité. A raison d’une fois par an, et ce durant les 24 années qui lient par contrat la ville, la Lyonnaise des eaux, l’Institut de développement forestier et Terralys (filiale de Suez à l’origine du procédé), des boues seront ainsi déposées pour se décomposer dans un cadre naturel. Jusqu’alors, la ville les déshydratait et les compostait dans un centre de Chevilly.
Cette expérience à grande échelle démontrera si le traitement par épandage sur parcelles boisées a oui ou non de réels effets bénéfiques sur la croissance des arbres. Et s’il peut être développé dans d’autres collectivités.

(Sources : Localtis.info)

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