L’urgence de se mobiliser pour éviter la ruine des Réunionnais dans la mondialisation
12 juin, parAPE UE-Afoa : Après la clôture des négociations entre l’UE et les pays voisins
Rencontre avec Patrick Lallemand, caféiculteur à Bellemène Saint-Paul
23 juin 2007

En 2003, Patrick Lallemand s’est lancé dans l’aventure. « J’ai accepté de participer à l’expérimentation du café Bourbon Pointu ». Sur son exploitation de 3.000 m2, il a récolté l’année dernière 1.300 kg, mais c’est encore une jeune caféière. « Cette année, j’espère doubler le volume de la récolte pour arriver à terme à 10 tonnes par hectare », poursuit le caféiculteur.
Tous les plants ont été mis à disposition par le CIRAD ; ce dernier s’est également occupé de tout ce qui est suivi de l’exploitation et a aussi fourni les engrais. Les plants de café sont des “Laurina”, variété de la famille des arabicas, café mondialement connu. Ils ont la particularité d’avoir une forme pyramidale, qui fait leur appartenance à la famille des conifères.
La récolte s’effectue manuellement, en famille. « Ma femme et mes enfants se sont également beaucoup investis dans cette aventure. Et aujourd’hui, c’est un rêve qui se réalise, nous avons enfin la reconnaissance pour notre travail ».
Le CIRAD récupère ensuite les cerises cueillies pour les emmener à l’usine, pour ensuite les transformer en “or noir”.
Pour l’instant, le producteur obtient 2 euros par kilo récolté, mais « à terme, il faut que le prix soit assez révélateur pour faire vivre une famille. On vise le marché japonais, le marché international, mais il ne faut pas oublier le réunionnais ». Il est vrai que ce café ne peut pas, si on veut conserver toutes ces qualités, être produit à grande échelle. Il n’est donc pas envisageable de le trouver en grandes surfaces. Mais il s’agit d’un café réunionnais ! Est-ce que le Réunionnais “de base” pourra avoir accès à ce produit d’excellence ?
« Il est clair que ce n’est pas un café qu’on va boire tous les matins au petit-déjeuner, mais il ne faut pas enfermer le café dans un ghetto. Il ne doit pas être réservé à une élite. Je suis pour “le café de Réunionnais au Réunionnais”. Il est vrai que pour l’instant, on le fait en petites quantités, mais le Réunionnais pourra peut-être l’offrir en cadeau.
Enfin, je pense qu’il est important de souligner que sans la Région, cela n’aurait pas pu se faire, elle a vraiment appuyé la démarche ».
Patrick Lallemand s’est vu récompenser à cette occasion en remportant le second Prix de la plus belle caféière, fruit de son travail et de son courage, signe de l’amour qu’il porte à sa passion.
APE UE-Afoa : Après la clôture des négociations entre l’UE et les pays voisins
Mi koné pa kossa zot i panss kan zot lé an parmi. Mi oi bien zot i rogard lé z ‘inn épi lé zot. Mi oi bien tazantan sa i di azot kékshoz. Tète-la (…)
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