Le sens des responsabilités
10 juin, parNote de la Rédaction au sujet d’une tribune intitulée « Nommer le privilège zorey pour construire l’égalité à La Réunion »
25 octobre 2008

La crise financière qui touche le monde entier semble ne pas toucher la France. Et pourtant, en tant que président de l’Union européenne, notre président s’est fait le porte-étendard du sauvetage de nos banques et institutions financières.
Tout cela appelle quelques réflexions. La première concerne le fait que le système si porté aux nues par nos gouvernants depuis ces trente dernières années s’écroule. Le capitalisme sauvage censé être la solution à tous les maux retrouve sa vocation première, à savoir remplir, toujours un peu plus, les poches de ceux qui profitent du système : grands patrons, traders, rentiers...
La philosophie de cette idéologie est qu’elle n’a pas besoin de régulation, ni de contrôle externe. L’ultralibéralisme est censé se réguler lui-même. Et depuis des années, on nous apprend que c’est La solution.
Or, que voit-on aujourd’hui ? Le serpent se mord la queue. Le système est en train de s’écrouler sur ses fondements malsains. Mais, s’effondre-t-il vraiment ?
La deuxième réflexion concerne notre hyper président. Bien conscient que son mandat se jugera sur la gestion de cette crise, il fait feu de tous bois. En effet, on le voit dans toutes les émissions, sur tous les plateaux télé.
Alors, bien sûr, devant ses gesticulations médiatiques, il est légitime de s’interroger sur les faits, et non pas sur les effets d’annonce. Mr Sarkozy et sa majorité ont eu beaucoup de mal à trouver 1,5 milliard d’euros pour financer le RSA. A l’époque, on nous expliquait même que l’Etat était presque en faillite, et que les caisses étaient vides.
Et pourtant, profitant de cette crise, ce sont 40 milliards qui vont être injectés dans les banques immédiatement. Puis, dans un deuxième temps, ce seront 320 milliards d’euros qui seront mobilisés.
De même, les exonérations de charge pour le patronat se multiplient. Pendant ce temps, le travailleur, l’ouvrier de base ne voit rien venir.
La troisième réflexion découle de tout cela. En effet, est-ce que l’idéologie ultralibérale s’effondre vraiment ? A court terme, c’est indéniable, mais à plus long terme ? Cette crise va permettre au système de se purger lui-même. Les plus riches rentiers, les grands patrons et les traders seront les gagnants de cette crise. Les premiers touchés sont, en effet, les petits épargnants. Eux vont tout perdre. Tout cela va resserrer le volant d’investisseurs et de rentiers.
Tout cela démontre que la crise agit à deux niveaux. Le premier concerne ceux qui vont perdre, et beaucoup perdre. Et le deuxième niveau concerne tous les traders, les grands patrons et les grands rentiers qui vont gagner des milliards, en rachetant, pour des bouchées de pains, les actions des petits épargnants.
La quatrième réflexion concerne le fait que ce sont les citoyens qui vont payer pour les erreurs de nos génies de la finance. Quand les banques font des milliards de bénéfice, ceux-ci ne servent pas à combler le déficit de la France.
Par contre, quand ils ont des revers de fortune, c’est à nous de payer. Pendant ce temps, les traders et les banquiers, responsables de la situation, sont tranquilles, et se remplissent les poches avec les stocks options et les parachutes dorés. Bien sûr, le gouvernement et le président racontent partout que cela ne coûtera pas un euro aux Français !!!
Il faut plus que les talents de bonimenteurs du président pour faire croire que les deux points de PIB que représentent ces 360 milliards d’euros ne seront pas remboursés par nos impôts.
Et dire qu’il n’y a pas d’argent pour augmenter les plus bas salaires ou les retraites. Ne parlons même pas du plafond honteusement bas, qui prive une bonne partie de nos anciens de la CMU, les obligeant à prendre une mutuelle et à la payer très cher, eu égard à leurs pensions....
Et pendant ce temps, que font les héros du peuple, les hérauts du Parti socialiste ? Ils se déchirent entre les différentes motions, et n’ont qu’un seul horizon, le congrès de Reims. Rarement, les leaders de la gauche ont paru aussi en décalage avec la société.
Pourtant, dans ce débat, s’il faut choisir une motion, ce sont celles de Benoît Hamon et de Martine Aubry qui me sied. Car, contrairement à ce que peut penser le premier secrétaire et ses sbires, les affaires du Parti socialiste sont encore aux cœurs de mes préoccupations.....
Et ces différentes motions, résolument à gauche, nous rappellent qu’il n’y a que le bien de nos concitoyens qui compte, et pas la sociale démocratie, qui n’est que du libéralisme teinté de poudre socialiste (très peu), portée par les autres motions.
Revenons à nos valeurs, et le monde de demain sera plus juste et plus beau.
Bertil Bertrand Reshad
Note de la Rédaction au sujet d’une tribune intitulée « Nommer le privilège zorey pour construire l’égalité à La Réunion »
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