Le sens des responsabilités
10 juin, parNote de la Rédaction au sujet d’une tribune intitulée « Nommer le privilège zorey pour construire l’égalité à La Réunion »
Qui va payer la note des ’actifs pourris’ ?
18 octobre 2008

C’est une perte de 600 millions d’euros pendant la première semaine de l’amplification de la crise financière que la Caisse d’Epargne amène dans la corbeille de son mariage avec Banque populaire. Cela démontre que les ’actifs pourris’ peuvent même contaminer une banque mutualiste.
La banque mutualiste française Caisse d’Epargne a perdu "de l’ordre de 600 millions d’euros" dans un "incident" boursier pendant la semaine du 6 octobre marquée par le krach, a-t-elle annoncé vendredi dans un communiqué.
"L’incident" s’est produit au sein de la division "dérivés actions" dans le cadre des activités pour compte propre, par opposition aux activités pour le compte de clients, de la Caisse nationale des Caisses d’Epargne (CNCE), organe central du groupe mutualiste.
Selon une source proche du dossier, l’équipe en charge des dérivés actions n’a "pas respecté" certaines limites en termes de montants investis sur ce marché en dépit des "instructions" qui leur avaient été données "compte tenu des conditions de marché". La banque a été contrainte de "solder cette position" alors que les marchés étaient en pleine tourmente, a-t-on ajouté.
Plusieurs personnes ont été licenciées.
La perte est intervenue pendant la semaine où le groupe Caisse d’Epargne a annoncé son intention de se marier avec le groupe Banque Populaire pour former la deuxième banque française.
Cette nouvelle amène à s’interroger sur le niveau de contamination des banques françaises par les "actifs pourris". Si une banque mutualiste comme la Caisse d’Epargne reconnaît avoir perdu d’un coup 600 millions d’euros en jouant en Bourse, qu’en est-il des autres banques ?
Cette question concerne La Réunion au premier plan, car elles sont intégrées à des groupes français. Ce qui veut dire que quand il faudra compenser les pertes, les Réunionnais passeront aussi à la caisse.
Instabilité des marchés financiers
La Bourse de Londres, qui avait grimpé vendredi en début de séance, gagnant jusqu’à 4,95%, revenait à l’équilibre en fin de matinée, son indice vedette le Footsie-100 étant même tombé brièvement dans le rouge, sur fond de nervosité des investisseurs sur les places européennes.
À Paris, la Bourse réduit fortement son rebond en fin de matinée, l’indice CAC 40 grapillant 0,18% à 3.186,73 points. Même situation en Allemagne où après une ouverture à la hausse, le marché est en baisse.
Toutes ces nouvelles ne sont pas bonnes pour l’euro.
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