26 août 2006
L’an prochain sera riche en élections. Outre la présidentielle et les législatives, on dit que les municipales et les cantonales prévues en mars 2008 seraient avancées au dernier trimestre 2007. Quels sont aujourd’hui les effets de ces perspectives électorales sur le paysage politico-médiatique ? D’une façon générale, ce qui domine ce décor, c’est de savoir qui sera candidat à ces différentes élections. Plutôt que ce que l’on fera pour améliorer la vie de la population, si l’on est élu.
Dans les moyens d’information, ce qui ressort le plus souvent c’est que les élections apparaissent avant tout comme des batailles de personnes. Et dans ces affrontements personnels, ce qui semble primordial, ce sont les rivalités entre les individus ou les clans, ainsi que les ambitions et les intérêts particuliers de tel ou tel candidat à la candidature. Est-ce un hasard que le monde politico-médiatique accorde ainsi la priorité à cette lutte pour le pouvoir et donc à l’avoir et au paraître ? Est-ce une fatalité, à laquelle on ne peut rien changer ?
La plupart des citoyens savent, eux, que les élections par elles-mêmes ne suffisent pas pour faire progresser la société. Et ils rejettent de plus en plus ces batailles de personnes, qui ne règlent pas les problèmes. Qu’attendent les jeunes, les personnes sans emploi stable et sans logement décent, les travailleurs mal payés, au pouvoir d’achat rogné par la vie chère ? Ils attendent des propositions, des projets et des engagements. L’important n’est pas d’être élu(e), mais ce que l’on fera de ce mandat. Raison de plus pour dire comment on se comportera lorsqu’on aura une position de pouvoir, au service de qui et de quel projet de société.
L. B.
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