Un vestige de la société esclavagiste est en train de tomber
11 juin, parCourrier des lecteurs
29 mars 2008

Je suis vendeuse dans une boulangerie depuis 3 mois et un nouveau manager vient d’intégrer l’équipe. Dès son arrivée, ce jeune homme a exposé ses motivations : faire du profit.
Tout d’abord, il exige une somme précise de recettes à atteindre dans la journée, avec des “bons points” en récompense. Ces avantages n’ont jamais été détaillés, mais un supplément de salaire est offert au bout d’un certain nombre de “bons points”. Ce manège a évidemment pour but de mettre les salariés en concurrence par le biais d’une carotte illusoire afin de les rentabiliser au maximum.
Ensuite, il crée une pression constante : « allez plus vite », « ne discutez pas avec les clients ». J’ai l’impression d’être dans un bureau de la Bourse, où règne la fameuse loi : « le temps c’est de l’argent ». Je croyais qu’une boulangerie était un lieu chaleureux, plein d’échanges autour de gourmandises !
Cette histoire tristement banale est le quotidien de la majorité des travailleurs ; une vie stressante pour un petit salaire. Nous sommes tous les misérables pions de patrons avides d’argent et sans scrupule. Ils symbolisent notre société capitaliste, où le but de chacun est de posséder toujours plus au détriment des autres.
Mais je dis stop !, j’en veux pas de ce monde d’égoïstes. On devrait tous être proches et solidaires les uns des autres, s’écouter, se respecter. Ce sont ces valeurs humaines que nous devons transmettre et partager.
Car finalement ce sont des humains comme ce chef qui détruisent le monde : choisir d’utiliser des pesticides toxiques, délocaliser des entreprises, pêcher au chalut, construire des véhicules et usines polluantes, pratiquer l’élevage intensif, épuiser les ressources naturelles (notre patrimoine planétaire) : quelques hommes et femmes de pouvoir préfèrent l’appât du gain au détriment de toute la planète.
Ma vision peut paraître naïve et utopique mais je pense au contraire que ce monde ne peut plus tourner ainsi. D’ailleurs, la nature parle pour nous. Trop de pollutions, trop de béton, la terre est malade de nos méthodes industrielles. Certaines personnes ont fait des mauvais choix. À nous de reprendre nos responsabilités et de faire respecter nos droits. Cessons d’accepter l’inacceptable pour nous et nos enfants. Et vive la révolution !
Une jeune rebelle
Courrier des lecteurs
Mézami , néna par-la dë somenn in sèrtin prézidan zétazini la di dann in konféranss de press li lé dakor pou ashté bannzil chagos mé sa sé in (…)
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