Vigilance vagues-submersion : un avertissement pour l’avenir de La Réunion
22 juin, parProtéger la population au lieu d’investir sur le littoral ou en mer
République centrafricaine
10 décembre 2013

Médecins Sans Frontières (MSF) appelle toutes les parties, actuellement en conflit en RCA, à permettre aux blessés et aux malades de pouvoir accéder, en toute sécurité, aux soins médicaux dont ils ont vitalement besoin. MSF appelle à l’arrêt des violences contre les civils, les patients et le personnel médical travaillant actuellement dans les structures de santé, à Bangui et dans le reste du pays.
La vague de violences qui frappe Bangui depuis le 5 décembre dernier touche également les structures de santé de la capitale centrafricaine. Ainsi, jeudi dernier, le personnel et les patients de l’hôpital de l’Amitié ont été témoins d’exécutions sommaires perpétrées par des hommes armés dans l’enceinte de l’hôpital. « Jeudi, nos équipes ont effectivement vu une dizaine de cadavres allongés devant l’hôpital » raconte Rosa Crestani, coordinatrice d’urgence MSF. Du fait de l’insécurité, le personnel de l’hôpital ne souhaite plus y travailler. Alors que quelques patients y sont encore présents, l’hôpital de l’Amitié ne fonctionne plus. Certains personnels de l’hôpital de l’Amitié sont venus renforcer les équipes de l’hôpital Communautaire où une partie des blessés ont également été transférés.
A l’hôpital Communautaire, la situation est également très tendue. Des menaces et des pressions ont été directement exercées à l’encontre des patients, de notre personnel et du personnel du ministère de la Santé. A plusieurs reprises, nos équipes ont dû s’interposer entre hommes armés et patients. « Nous poursuivons nos activités, mais ces violences au sein de l’hôpital Communautaire sont inacceptables et constituent une grave atteinte au droit international humanitaire. Elles ont un impact évident sur la prise en charge médicale, ralentissent la délivrance de soins et conduisent à la désertion temporaire des postes par le personnel de l’hôpital » s’indigne Thomas Curbillon, chef de mission MSF. « De plus, du fait de ces violences, il est probable que de nombreux blessés n’osent pas se rendre dans les structures médicales. Le déploiement des secours tels que nous les entendons, neutres, impartiaux et indépendants, ne saurait s’exercer sous la menace et la violence » poursuit Thomas.
MSF rappelle l’obligation, pour toutes les parties au conflit en RCA - à Bangui et dans le reste du pays - de respecter les populations civiles, les structures médicales et de permettre que blessés et malades soient soignés sans discrimination. MSF demande l’interdiction de toute présence armée dans les établissements de santé et l’arrêt des attaques et menaces sur les patients et le personnel médical, centrafricain comme expatrié.MSF rappelle qu’elle est une organisation médicale internationale indépendante de tout pouvoir. Notre seul but est de répondre aux besoins médicaux et humanitaires des populations.
PARIS, France, 9 décembre 2013/African Press Organization (APO)
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