Le sens des responsabilités
10 juin, parNote de la Rédaction au sujet d’une tribune intitulée « Nommer le privilège zorey pour construire l’égalité à La Réunion »
Destination Santé
13 septembre 2006

Seulement 2% des hommes qui perdent leurs cheveux suivent un traitement prescrit par un dermatologue. Par manque d’information, ils se ruinent en produits cosmétiques à l’efficacité pour le moins aléatoire.
La première personne à laquelle les hommes osent parler de leurs problèmes de cheveux, c’est sans surprise leur coiffeur. Et bien trop rarement leur médecin. La moitié s’informe à travers les médias. Le Dr Thierry Fontaine, dermatologue à Lille, a remarqué que "c’est en fin de consultation, et comme par hasard" que les patients évoquent leur calvitie naissante. "Ils sont persuadés qu’il n’y a rien à faire, ils sont fatalistes".
Quand ils en arrivent là, ces hommes ont souvent épuisé toutes les solutions à leur portée. Sans grande efficacité. Un sur trois utilise des produits. En vedette, les shampoings et autres lotions achetés en supermarché, puis les produits des instituts de beauté et des coiffeurs. Seuls 6% utilisent des produits de pharmacie sans ordonnance et 2% des traitements soumis à prescription médicale ! Or, un cosmétique n’est pas un médicament. Evalué dans des conditions peu scientifiques, voire fantaisistes, il n’apporte pas les mêmes garanties d’efficacité. Conseillé par un vendeur et non par un professionnel de santé, il n’est pas forcément adapté au cas de chacun.
Un retard qui pèse lourd...
Et les cheveux ne cessent de tomber encore et encore malgré l’utilisation à gogo de ces produits. Cela peut durer des années ! Ce qui implique fatalement un retard dans la consultation d’un dermatologue. Un retard dommageable, comme l’explique Thierry Fontaine. "Les traitements ont pour objectif premier de préserver les cheveux existants. D’où l’intérêt de consulter tôt ! De plus, ils permettent une meilleure repousse lorsque l’on traite dès le début de la chute". Plus on attend, plus les dégâts sont difficiles à rattraper ! Non seulement il ne reste plus beaucoup de cheveux à sauver, mais en plus les follicules pileux s’atrophient avec le temps. Ce qui limite la qualité de la repousse.
Les cheveux ont toujours été considérés comme un symbole de jeunesse, de force et de séduction. Certains hommes vivent très mal le fait de devenir chauves. Surtout les 18/30 ans. Or la calvitie n’est pas une fatalité ! Une consultation chez un dermatologue peut changer la donne. Le meilleur gage de succès, c’est de traiter la chute des cheveux à son début. Mais avec de vrais médicaments dont l’efficacité a été prouvée, prescrits par un vrai professionnel ! Aujourd’hui, vous avez le choix entre un traitement de fond par voie orale et un traitement local à appliquer matin et soir sur le cuir chevelu.
Note de la Rédaction au sujet d’une tribune intitulée « Nommer le privilège zorey pour construire l’égalité à La Réunion »
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