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12 avril 2010

Marron d’origine malgache, Cimendef choisi lui-même son nom, une fois libre, s’étant enfui de la plantation où il était esclave. Construit à partir des mots “tsi” (non) et “mandevi” (esclave), Cimendef signifie en malgache “non esclave”.
Selon la mémoire orale réunionnaise, ce nom signifie aussi “Qui ne courbe pas la tête”. Quoi qu’il en soit, le nom que se donne cet homme indique sa volonté de résister et de vivre libre.
S’installant dans le Cirque de Mafate, il fonde une communauté de marrons, créant ainsi sur l’île un territoire libre (alors que les colons restent, eux, des “sujets” du Roi de France).
Tué vers 1752 par le chasseur de “noirs marrons” François Mussard, il marque l’île d’une empreinte indéniable.
« Je suis l’écho premier de l’éboulis qui s’enfle », lui fera dire le poète réunionnais Boris Gamaleya dans “Vali pour une reine morte”, long poème qui chante l’épopée des marrons réunionnais.
Cimendef a donné son nom à un piton de l’île dans le Cirque de Mafate.
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