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2 août 2007
Avez-vous déjà fait ce rêve, qui tourne parfois au cauchemar, de vous trouver bloqué pendant un temps fou dans un embouteillage monstre comme il en survient trop souvent sur la route en corniche et de ne pouvoir jamais vous en sortir ? À considérer le flot sans cesse croissant de véhicules qui circulent sur nos routes, le rêve risque de devenir un jour réalité, en raison même de l’exiguïté de notre île, de son relief montagneux et aussi des manquements aux règles d’urbanisme pour satisfaire des clientèles électorales.
Si vous croyez que j’exagère, il vous suffit de vous promener un peu partout dans l’île, en particulier dans les Hauts, où les chemins sont étroits et sinueux, d’accès difficile. Mais comment faire pour améliorer la situation ? À ceux qui garent leurs voitures trop longtemps devant leur portail, on pourrait demander par exemple de faire reculer leurs clôtures avec l’aide, bien entendu, de leur municipalité : ce serait une forme concrète de démocratie participative. Mais au point où sont les choses, une telle mesure serait-elle suffisante ? Même des travaux aussi titanesques que la route des Tamarins ou un projet aussi mirifique que le tram-train peuvent-ils vraiment changer grand-chose ?
Georges Benne
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