Le sens des responsabilités
10 juin, parNote de la Rédaction au sujet d’une tribune intitulée « Nommer le privilège zorey pour construire l’égalité à La Réunion »
9 juillet 2009, par

Chacun à La Réunion — comme à Paris — connaît les retards pris par notre île dans nombre de domaines en matière de développement durable : un Réunionnais sur deux vit avec moins de 790 euros par mois ; la barre des 115.000 demandeurs d’emploi ayant été atteinte cette année, nous souffrons du taux de chômage le plus élevé de toutes les régions de l’Union Européenne ; l’écart entre les 10% les plus riches et les 10% les plus pauvres est de 5 à La Réunion contre 3,6 en France. À quoi et au profit de qui de telles inégalités et de telles injustices, aux conséquences souvent dramatiques, sont-elles dues ?
La réponse est connue : c’est là le résultat d’une politique tournant le dos à l’intérêt général et, de ce fait, discriminatoire, inadaptée et indifférente au sort des plus pauvres. Cette politique, contraire aux intérêts de La Réunion, a été conduite pendant des dizaines d’années avec l’entier soutien de politiciens ultraconservateurs. Ces personnages irresponsables ont recouru à la répression, à la fraude électorale et au non-respect des libertés fondamentales pour tenter d’étouffer, voire éliminer, le parti politique réunionnais qui proposait des solutions concrètes à nos problèmes.
Parmi les armes utilisées pour promouvoir cette politique, aux effets si désastreux pour le pays, il y a eu la diversion, la calomnie et les mensonges les plus invraisemblables, pour susciter la peur sur la question "statutaire".
Depuis, plusieurs personnes au plus haut niveau de l’État ont publiquement reconnu s’être trompées à ce sujet. Mais ne voilà-t-il pas qu’au moment où les Réunionnais se rassemblent toujours plus sur des projets ouvrant enfin sur un développement durable, "Le Quotidien" d’hier donne la parole à l’un des ces “ultras” non repentis pour qui le PCR est l’« ennemi juré » et qui, tout à trac, nous ressort le vieux 78 tours de ses fantasmes statutaires.
Chacun, là aussi, jugera : alors que l’urgence est d’apporter enfin — tous ensemble — des réponses concrètes permettant aux Réunionnais de sortir de la crise sociale ; alors que pour y parvenir, cela exige que chacun se hisse au niveau d’un débat extrêmement sérieux, on voit cet ex-maire fraudeur de l’Est s’enfoncer une fois de plus dans le délire des polémiques absurdes où il lui plaît de stagner. Que nul ne compte sur nous pour descendre aussi bas.
L. B.
Note de la Rédaction au sujet d’une tribune intitulée « Nommer le privilège zorey pour construire l’égalité à La Réunion »
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