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Elu grâce aux communistes, il devient l’adversaire du PCR et s’accroche à son siège
13 février 2012
Malgré sa perte totale de légitimité au Conseil général, Daniel Alamélou s’accroche à son siège et à sa place dans le groupe des élus communistes. Comment expliquer qu’il persiste dans cette position intenable : utiliser son poste d’élu pour tenter d’affaiblir le PCR ?

À Sainte-Suzanne, le peuple s’est prononcé pour la liste soutenue par le Parti communiste réunionnais. Daniel Alamélou refuse d’admettre ce résultat et fait un recours contre le PCR, comment peut-il encore tromper l’opinion en faisant croire qu’il est communiste ? (photo JMH)
En 2010, candidat du PCR, Daniel Alamélou est élu conseiller général de Sainte-Suzanne avec 64% des suffrages dès le premier tour. À cette époque, Daniel Alamélou avait une mission confiée par le PCR, il s’agissait de faire face aux conséquences d’un jugement. Un fonctionnaire de l’institution judiciaire avait pris, au nom du peuple, la décision de retirer à Maurice Gironcel tous ces mandats sans que l’honnêteté de l’élu soit remise en cause. L’inéligibilité étant temporaire, des mesures avaient été prises.
Tout d’abord, les élus du groupe majoritaire de Sainte-Suzanne s’étaient engagés à démissionner dès que Maurice Gironcel allait recouvrir ses droits civiques. Cette démission visait à provoquer de nouvelles élections municipales afin que la population ait le dernier mot : à elle de décider qui est son maire, pas à une institution.
Le temps que durait cette mise à l’écart de Maurice, deux décisions ont été prises par le PCR en accord avec les élus. À la Mairie, Yolande Pausé est chargée d’assurer l’intérim, et au Conseil général, cette tâche revient à Daniel Alamélou, par ailleurs propulsé premier adjoint.
Un mandat du PCR utilisé contre le PCR
Au moment où les conditions sont réunies pour appliquer les engagements pris, plusieurs élus s’accrochent à leurs mandats, parmi eux la maire intérimaire et le conseiller général-premier adjoint. Mais ils ne peuvent empêcher la tenue des élections. Le peuple tranche et décide que son maire est Maurice Gironcel. La maire intérimaire est donc déchue. Il reste alors la question du conseiller général.
Car les élections du 29 janvier et du 5 février ont retiré toute légitimité au mandat de conseiller général de Daniel Alamélou. Alors qu’il avait été élu avec le soutien du PCR, il a décidé de combattre le Parti et de prendre la tête de l’opposition. Durant la campagne, il n’a pas hésité à utiliser honteusement son mandat de conseiller général contre le PCR. D’après lui, il fallait de la cohérence, disait-il en substance, et donc le conseiller général devait être maire.
Comment soutenir cette position intenable ?
Se pose alors aujourd’hui cette question de la cohérence. La population a massivement rejeté le conseiller général. Elu à plus de 64% avec le soutien du PCR, il passe à moins de 30%.
Dans ses déclarations d’après élection, il affirme qu’il sera un opposant déterminé au PCR, et qu’il ne démissionnera pas du Conseil général. Pire, il refuse le verdict des urnes et compte déposer un recours contre l’élection du candidat du PCR en attaquant "Témoignages".
Elie Hoarau, secrétaire général du PCR, a pris acte de son attitude et a informé le président du groupe PCR-Alliance au Conseil général, Roland Robert, de la situation créée par cet adversaire du PCR dans le groupe. Ce dernier a donc appelé ses collègues à tirer tous les enseignements de cette situation nouvelles. Un conseiller général qui décide de combattre le PCR ne peut pas rester dans un groupe d’élus communistes.
En refusant de tirer toutes les conséquences de son attitude, Daniel Alamélou trompe l’opinion sur la solidarité communiste de ses initiatives. Le groupe doit mettre en œuvre des moyens adéquats pour travailler avec la nouvelle majorité à la Mairie de Sainte-Suzanne et défendre les intérêts du peuple.
On ne peut pas compter sur un imposteur.
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