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26 octobre 2007
Dans le débat à propos de la Centrale Thermique que veut implanter l’EDF, et que refusent l’ensemble des conseillers municipaux du Port et de La Possession, nous versons au dossier de nouvelles perspectives, de celles que les dirigeants de l’EDF se refusent à considérer. Témoignages
L’énergie qui émane du soleil est principalement exploitée à partir :
de la chaleur : solaire thermique (chauffe-eau, etc.),
du flux lumineux : solaire photovoltaïque (production d’électricité).
Si au niveau des particuliers, en offrant le meilleur retour sur investissement, le solaire thermique est de très loin le plus optimisé et répandu, au niveau industriel c’est la production d’électricité qui est recherchée. Néanmoins, jusqu’à présent, aucune solution ne se dégage réellement d’un point de vue industriel, les investissements et surfaces nécessaires restant peu concurrentiels face aux autres modes de production d’électricité.
Cela dit, face au renchérissement des énergies fossiles (pétrole, gaz...), sur certains sites aux caractéristiques optimales des industriels investissent sur le solaire. On l’a vu dernièrement en Allemagne avec la construction de la plus
grande centrale photovoltaïque du monde, aujourd’hui on le voit en France avec la signature, entre la société Solar Euromed et le Conseil Général des Hautes Alpes, d’une convention pour établir localement la 1re centrale solaire française à concentration de grande puissance.
Le site d’implantation prévu se situe dans le secteur d’Aspres sur Buëch et bénéficie de 300 jours d’ensoleillement par an avec une qualité de rayonnement inégalée en France. Cette centrale, qui devrait être inaugurée en 2010, doit atteindre une production de 20 mégawatts, soit l’équivalent de la consommation d’une ville de 40.000 habitants, sans aucune émission de pollution. Nécessitant un investissement de 80 millions d’euros, ce projet couvrira une surface d’environ 50 hectares, avec un début de production envisagée vers 2010 et une durée d’exploitation supérieure à 30 ans. En phase d’exploitation, le site devrait générer une trentaine d’emplois, tandis que le tourisme industriel lié à cette réalisation pourrait attirer quelque 50.000 personnes par an.
Techniquement, le solaire à concentration exploite les caractéristiques optiques et calorifiques des rayons solaires. L’énergie de ces rayons est concentrée grâce à des miroirs pour chauffer un fluide qui chauffe de l’air ou de l’eau (la centrale française ne devrait utiliser que de l’air). Cette eau ou air chaud sert ensuite à faire tourner une turbine génératrice d’électricité, laquelle est renvoyée directement sur le réseau électrique. Cette technologie permet de ’lisser’ la production sur quasiment 24 heures, grâce à un stockage thermique pour faire tourner la turbine, et donc produire de l’électricité, de nuit. De par cette possibilité, le solaire à concentration ne présente pas le même inconvénient que l’éolien et le solaire classique, en permettant une relative adaptabilité aux variations de consommation électrique.
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