Communiqué de la rédaction de “Témoignages”
5 janvier 2006
Invitée mercredi 4 janvier à la préfecture pour participer à une rencontre avec la presse, une de nos journalistes a été censurée lorsqu’elle a posé plusieurs questions au préfet.
Il est important de rappeler que lorsque l’on organise une conférence de presse, on se doit de laisser les journalistes poser leurs questions, c’est ce que l’on appelle la liberté d’opinion.
Même si les questions dérangent, on y répond, on n’empêche pas un journaliste de les poser.
Or ce mercredi 4 janvier, une journaliste de “Témoignages” a été censurée quand elle a voulu interroger le préfet sur plusieurs questions qui préoccupent l’opinion.
Par ailleurs, le préfet a dit que les informations diffusées par “Témoignages” sur l’épidémie de chikungunya à La Réunion sont inexactes. “Témoignages” attend la démonstration de cette affirmation.
Lorsque l’on invite des journalistes à une conférence de presse, la sécurité de ces derniers doit être à la charge de celui qui invite.
Invitée hier par le représentant de l’État a une conférence de presse à la préfecture, une journaliste de “Témoignages” a été agressée verbalement et physiquement par un individu exalté sans que réagisse le service d’ordre.
Imagine-t-on un instant une personne prendre à partie le préfet, lui tenir un discours insultant et tirer par la manche le représentant de l’État pour qu’il soit obligé de subir jusqu’à la fin cet outrage verbal sans que le service d’ordre lève le doigt ?
Non, bien sûr.
Et pourtant, c’est ce qu’a vécu hier une journaliste de “Témoignages”, agressée dans une salle de la préfecture et à la sortie de la conférence de presse, sans qu’intervienne le service en charge de la sécurité des invités du représentant de l’État.
La rédaction de “Témoignages” proteste contre la censure et la violence dont a été victime une journaliste de notre rédaction.
La rédaction de “Témoignages”
© Copyright 5 mai 1944-2012 Témoignages | Tous droits réservés.
La reproduction, même partielle, des contenus des pages de ce site sans accord préalable est strictement interdite (les citations sont autorisées par le droit français pour commentaires et critiques, tant que ceux-ci y sont strictement concomitants et que sont précisés l’auteur original et le lien Internet vers la page source).