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26 novembre 2007
La Commission européenne vient d’accorder son autorisation de mise sur le marché (AMM) au Nexavar (soranefib) dans le traitement du carcinome hépatocellulaire. C’est la forme la plus fréquente de cancer du foie, qui chaque année tue plus de 8 000 Français. « C’est une avancée énorme pour au moins un tiers des patients diagnostiqués », souligne le Pr Jean-François Seitz, chef du service d’oncologie digestive à l’hôpital de la Timone, à Marseille. « Nous allons passer d’une aire où il n’y avait aucun traitement efficace à proposer, à celle d’un traitement médicamenteux simple (par voie orale) et efficace qui statistiquement allongera l’espérance de survie de 44%. »
Pour autant, tous les malades ne pourront en bénéficier. « Nous serons certainement confrontés à de faux espoirs », convient Jean-François Seitz. « Ce traitement sera indiqué chez des patients qui ont un carcinome hépatocellulaire et ne peuvent être traités par la chirurgie, la radiofréquence ou la transplantation hépatique. Ils devront par ailleurs présenter un fonctionnement hépatique et un état de santé général satisfaisants ».
Le sorafenib est ce que l’on appelle une biothérapie. Il bloque à la fois la croissance des tumeurs, et l’angiogénèse qui lui est indispensable. Ce traitement est également reconnu pour son bon profil de tolérance. « Les effets secondaires gênants, de type diarrhées ou syndrome mains-pieds, touchent moins de 10% des patients » souligne le Pr Seitz. Rappelons que ce traitement a déjà reçu une AMM dans le traitement du cancer du rein avancé.
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