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Vincent Deloor, volontaire de la Croix-Rouge Réunion à Haïti
22 avril 2010, par

Au cœur d’Haïti ’défiguré’, Vincent Deloor ! Cet ingénieur d’exploitation à la CISE et volontaire à la Croix-Rouge Réunion a œuvré en équipe dans des conditions difficiles à l’approvisionnement en eau potable des camps de milliers et de milliers de sans abris. L’approche vers ce pays s’est effectuée pas à pas. Parti de Saint-Domingue, il passera la frontière séparant les deux pays, puis les montages et plaines pour ensuite arriver à Port-au-Prince. Cette ville comme les alentours sont en ruine. Dans les rues, « des millions d’habitants ».
Quel était votre sentiment à votre arrivée ?
- J’avais de l’appréhension car il fallait intégrer les équipes au contact de la population.
Et puis ?
- Je faisais partie de l’une des 3 équipes qui assuraient la surveillance de la qualité de l’eau. Ensemble, on allait visiter des camps de 1.000 à 25.000 personnes. Avec des morceaux de bois et de draps, ils ont réalisé des abris de fortune. 1 million 200.000 personnes se trouvaient dans une telle situation.
Quelle a été votre action auprès de ses personnes ?
- 65 des camps étaient sous la gestion de la Croix-Rouge française. Il s’agissait de les alimenter en eau potable. Pour cela, on a additionné du clore à l’eau pour la rendre buvable. J’ai participé aux opérations d’assainissement, de latrines. En parallèle, les médecins des cliniques mobiles consultaient les malades à raison de deux fois par semaine. Associés aux volontaires de la Croix-Rouge haïtienne, on a mené des actions au sein des camps.
Quelle était la situation à votre retour vers La Réunion ?
- La période d’urgence dure de 4 à 6 mois. Succède à celle-ci un programme d’action d’un an ou d’un an et demi avec une ligne de conduite à observer. On continue le traitement de l’eau, effectue des branchements aux réseaux de ville pour sa pérennité, effectue de l’assainissement et forme à l’hygiène avec les comités qui opèrent au sein des centres.
De cette catastrophe, Haïti se relève peu à peu. Dès les premières heures, la mobilisation a été internationale. Dons et aides divers des associations comme la Croix-Rouge française sont à saluer car leur implication est vitale.
Jean-Fabrice Nativel
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