Des constructions dites “sauvages”

19 janvier 2007

L’autre jour, j’ai accompagné un ami métropolitain en visite dans notre île chez une personne qui habite sur les hauteurs dans une grande et belle maison située à l’écart, au milieu d’autres habitations. Pour y accéder, il nous a fallu suivre un chemin étroit qui serpentait entre toutes ces maisons. « Un vrai labyrinthe ! », s’est écrié mon ami qui m’a demandé s’il n’existait pas de plan d’urbanisme à La Réunion. Je n’avais encore répondu qu’il me parlait déjà d’un article qu’il avait lu dans la presse locale signalant des « constructions sauvages » un peu partout dans l’île.

C’est une question délicate que beaucoup n’osent pas aborder ouvertement peut-être par crainte, pour n’avoir pas d’ennuis avec leur maire ou avec d’autres élus, alors que je pensais naïvement qu’elle était, depuis longtemps, définitivement réglée. À la veille d’élections aussi importantes, et qui ne sont pas sans lien direct avec la vie de chaque jour, et pendant la saison dite cyclonique où des ravines, transformées brusquement en torrents, sortent de leur lit pour venir menacer certaines habitations, la question ne mérite-t-elle pas d’être soulevée ? N’y a-t-il pas là un exemple de participation citoyenne qui rejoint l’idée même de « démocratie participative » et de « jurys populaires », chère à Ségolène Royal, et que je vois du reste reprise, avec plaisir, comme sur cette affiche visible par tous depuis quelque temps ?

Georges Benne


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Témoignages - 82e année


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