Un vestige de la société esclavagiste est en train de tomber
11 juin, parCourrier des lecteurs
15 décembre 2008, par

Les organisations politiques de La Réunion qui ont “les pieds dans l’île mais la tête à Paris” et dont les responsables sont incapables de penser en Réunionnais sont également incapables d’entendre le message fondamental exprimé par nos lycéens en lutte. À savoir : “au-delà de la réforme Darcos, qui est nulle et nocive, nous voulons être rassurés quant à notre avenir ; aurons-nous droit, toutes et tous, à une formation correcte et à un emploi stable, correctement payé ?”
En effet, il est là le problème de fond pour les jeunes Réunionnais qui font grève et manifestent actuellement dans toute l’île. (notre photo) Cela se déroule dans un contexte de chômage massif, de discriminations post-coloniales, d’inquiétude pour l’avenir et de mal-vivre.
Ce problème spécifique attend donc des solutions non pas “métropolitaines” mais spécifiques, adaptées à nos besoins. Et depuis des dizaines d’années le Parti Communiste Réunionnais se bat pour faire avancer de telles solutions dans tous les domaines.
Par exemple, pour répondre aux besoins en emplois dans les services publics, le PCR propose dans son “Nouveau contrat social” (2006) « un moratoire au système de recrutement actuel ». « Au nom du droit constitutionnel à l’expérimentation, ce moratoire est possible par une législation appropriée. Il consiste à faire bénéficier pendant une période de 20 ans ou plus les étudiants diplômés de La Réunion des places mises en concours pour la Fonction publique et parapublique de l’île. (...) Ce moratoire permettra d’offrir des dizaines de milliers d’emplois (35.000) à la jeunesse étudiante et diplômée de La Réunion dans les années à venir ». (pages 89 et 90)
Les élus et responsables politiques de l’Alliance ainsi que d’autres organisations démocratiques ou syndicales ont apporté leur soutien à cette revendication. Celle-ci n’a strictement rien à voir avec le concept pour le moins ambigü de “préférence régionale”. Elle a pour objectif de faire respecter un principe essentiel : le droit de tous les Réunionnais à un emploi.
Et vendredi dernier, un nouveau parti politique réunionnais, l’UDR (Union démocratique réunionnaise), a fait savoir qu’il avait envoyé au président de la République une motion demandant « une régionalisation des emplois au sein de l’administration d’État ». Car pour Daniel Pouny, président de l’UDR, dans ce domaine, « rien ne semble avoir changé depuis la période coloniale ».
Cela rejoint la revendication rappelée plus haut. Et voilà un nouvel appui au combat des jeunes dans la rue.
L. B.
Courrier des lecteurs
Mézami , néna par-la dë somenn in sèrtin prézidan zétazini la di dann in konféranss de press li lé dakor pou ashté bannzil chagos mé sa sé in (…)
In kozman pou la rout
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