Accueil du site> Chroniques> L’invité(e)
Aline Murin Hoarau, conseillère régionale et membre de l’association Miaro
25 août 2010
Suite à la profanation commise sur un cimetière à Saint-Phillippe, un courrier de l’association Miaro, Sauvegarde et valorisation de patrimoine réunionnais, avait été publié dans nos colonnes. Aline Murin Hoarau, nous précise son avis face à cet acte impardonnable.

Aline Murin Hoarau souhaite que soit décentralisé à La Réunion un service régional d’archéologie. (photo MM)
Que peut-on faire à votre avis pour préserver ces lieux de mémoires et quelle doit être la politique patrimoniale préconisée ?
Qu’à l’instigation de l’état ou des collectivités locales soit rapidement mise sur pied une structure chargée d’inventorier de façon exhaustive les sites qui relèvent du patrimoine culturel et historique de la Réunion.
Que soient mis en valeur les sites répertoriés, avec une signalétique adaptée : stèles, panneaux explicatifs, campagnes d’information et de sensibilisation du grand public
Que soient appliquées les lois qui protègent ces lieux de mémoire, notamment l’autorisation préalable pour tout chantier dans un secteur sensible, et la cessation de tout chantier en cas de découverte significative. Rien ne doit être laissé à la diligence des responsables politiques, pas plus qu’à celle des promoteurs immobiliers ou des entrepreneurs.
Que soit décentralisé à la Réunion un service régional d’archéologie (même si l’on admet que l’île de la Réunion n’a que 350 ans de présence humaine, cela se justifie amplement, compte tenu des conditions dans lesquelles ont été enfouis, au propre comme au figuré, certains éléments déterminants de notre passé).
continuer à valoriser nos idées avance dans la MCUR ? Des idées de richesse, de diversité, tout en rendant hommage et respect à nos ancêtres
© Copyright 5 mai 1944-2012 Témoignages | Tous droits réservés.
La reproduction, même partielle, des contenus des pages de ce site sans accord préalable est strictement interdite (les citations sont autorisées par le droit français pour commentaires et critiques, tant que ceux-ci y sont strictement concomitants et que sont précisés l’auteur original et le lien Internet vers la page source).