Le sens des responsabilités
10 juin, parNote de la Rédaction au sujet d’une tribune intitulée « Nommer le privilège zorey pour construire l’égalité à La Réunion »
29 août 2008

On peut attraper le paludisme même en Métropole. C’est l’expérience douloureuse vécue par un couple de jeunes Parisiens. Ces deux cas de paludisme autochtones ont été signalés par le Centre hospitalier de Nice (CHU), selon la Direction Générale de la Santé (DGS). Ils n’ont pourtant pas voyagé dans des zones de présence du parasite. Leur état de santé s’est amélioré.
Comment ont-ils contracté cette maladie tropicale ? Le diagnostic de « paludisme autochtone dit d’aéroport semble à ce jour le plus probable, un moustique importé d’un pays impaludé via l’aéroport de Roissy ayant pu transmettre le parasite », explique ce mercredi la DGS.
Les moustiques des terminaux
Le couple, arrivé dans le Sud de la France le 13 août, a présenté les premiers signes cliniques les 18 et 19 août, avant d’être hospitalisé le 23. Il avait séjourné précédemment à 7 kilomètres de l’aéroport de Roissy du 5 au 7, puis en Normandie entre le 8 et le 12 août. Où se baladent donc les fameux moustiques ? Pas forcément dans les environs de Roissy, répond la Direction de l’aéroport à 20minutes.fr, « 7 kilomètres, c’est loin ».
Une recherche a donc été lancée autour du lieu de vacances du couple, à Saint-Raphaël dans le Var, afin d’écarter l’hypothèse de la présence locale d’un moustique vecteur du palu, l’Anophèle. Pas la peine de dormir (encore) avec une bombe Baygon à ses côtés, les probabilités restent très faibles.
Le paludisme des aéroports est rare. Les derniers cas signalés datent de 1999. Les résidants de communes situées aux alentours d’aéroports internationaux, notamment Roissy et Orly, sont particulièrement surveillés. Le continent africain est la zone la plus touchée par la forme principale du paludisme.
Note de la Rédaction au sujet d’une tribune intitulée « Nommer le privilège zorey pour construire l’égalité à La Réunion »
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