Changement climatique

Changement climatique et El Niño à l’origine de nombreuses catastrophes

2015 : année la plus chaude

Témoignages.re / 15 février 2016

L’année 2015, la plus chaude jamais enregistrée, confirme que les catastrophes liées aux conditions météorologiques et climatiques dominent désormais les tendances des catastrophes induites par les aléas naturels, selon une nouvelle analyse présentée jeudi par le Bureau des Nations Unies pour la réduction des risques de catastrophe (UNISDR).

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Changement climatique et El Niño ont fait beaucoup de dégâts l’an dernier, rapporte l’ONU. 2015 a été l’année la plus chaude jamais enregistrée.

Les cinq pays les plus touchés par les catastrophes en 2015 ont été la Chine (26), les États-Unis (22), l’Inde (19), les Philippines (15) et l’Indonésie (11), précise cette analyse.

« Nous avons été confrontés à l’année la plus chaude jamais enregistrée. L’année dernière, 98,6 millions de personnes ont été frappées par des catastrophes et le climat, souvent aidé par un puissant El Niño, a joué un rôle dans 92 % de ces événements. Les 32 grandes sécheresses enregistrées, soit plus de deux fois la moyenne annuelle sur dix ans, en ont été l’impact le plus évident. Elles ont touché 50,5 millions de personnes et un certain nombre d’entre elles ont perduré cette année, notamment en Afrique », a déclaré le chef du Bureau des Nations Unies pour la réduction des risques de catastrophe, Robert Glasser.

L’adaptation est vitale

« Le principal enseignement à tirer de cette analyse de tendances est qu’il est vital, pour des pays cherchant à réduire les risques de catastrophe pour aujourd’hui et demain, de réduire les émissions de carbone et de s’adapter au changement climatique », a-t-il ajouté.

Les températures extrêmes, principalement sous la forme de vagues de chaleur, ont été critiques en 2015. De nombreux pays d’Europe ont subi un stress thermique, avec de nombreux morts pour conséquence, notamment la France. L’Inde et le Pakistan ont souffert de vagues de chaleur parmi les plus intenses connues récemment.

32 grandes sécheresses ont été enregistrées l’année dernière, contre une moyenne annuelle de 15 au cours de la décennie précédente. Les sécheresses ont touché 50,5 millions de personnes, soit un chiffre bien supérieur à la moyenne de 35,4 millions sur les dix ans écoulés.

Les inondations ont affecté 16,4 millions de personnes l’année dernière en Inde. Elles sont généralement la catastrophe qui touche le plus de personnes pour toute année donnée, mais elles ont occupé l’an passé la seconde place, avec 152 inondations ayant concerné 27,5 millions de personnes et coûté 3.310 vies. En comparaison, la moyenne sur dix ans était de 5.938 décès et de 85 millions de personnes affectées.

Montée du niveau de l’océan et cyclones

La montée du niveau des mers et l’augmentation des températures à leur surface a contribué à une saison des cyclones très active en Asie et dans le Pacifique, avec 37 cyclones et typhons. À l’échelle mondiale, 90 tempêtes ont été répertoriées.

L’année 2015 a été la plus chaude jamais enregistrée, ce qui a contribué à de nombreuses pertes humaines à la suite de vagues de chaleur, avec un total cumulé de 7.346 décès : 3.275 en France, 2.248 en Inde et 1.229 au Pakistan. Dans l’ensemble, 7.346 décès ont été enregistrés et 1,2 million de personnes ont été touchées par des températures extrêmes en 2015. En comparaison, la moyenne sur dix ans était de 7.232 décès et de 8,7 millions de personnes affectées.

Selon M. Glasser, le séisme survenu au Népal a confirmé une fois de plus que les tremblements de terre sont la catégorie de catastrophes naturelles la plus meurtrière et souligne l’importance de respecter les codes de la construction. « Ce sont les bâtiments qui tuent des gens dans les zones sismiques, comme nous l’avons vu encore le week-end dernier à Taïwan », a-t-il dit.

48 cyclones en Asie et Pacifique

Il a estimé que les agences nationales de gestion des catastrophes en Asie faisaient du bon travail en vue de réduire les conséquences meurtrières des tempêtes, grâce à des alertes précoces et à des évacuations opportunes, en particulier aux Philippines, en Chine, au Japon et dans les petits États insulaires du Pacifique. L’Asie et le Pacifique ont fait les frais des 90 tempêtes enregistrées l’an dernier, dont 48 étaient de la puissance d’un cyclone.


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