Le sens des responsabilités
10 juin, parNote de la Rédaction au sujet d’une tribune intitulée « Nommer le privilège zorey pour construire l’égalité à La Réunion »
Journée mondiale du diabète
15 novembre 2004

À l’occasion de la journée mondiale du diabète qui a eu lieu hier, l’OMS préconise de combattre l’obésité de l’enfant pour prévenir cette maladie. L’obésité touche plus de 22 millions d’enfants de moins de cinq ans.
La lutte contre l’obésité de l’enfant est un moyen très efficace pour prévenir le diabète dans le futur, selon l’organisation mondiale de la santé (OMS) et la Fédération internationale du diabète (FID).
Les maladies chroniques comme le diabète, les cardiopathies, les cancers et les accidents cérébrovasculaires freinent le développement économique, estime l’OMS. Alors que la malnutrition continue d’être très préoccupante, notamment dans les pays en développement, les gouvernements se trouvent également confrontés au fait que de nombreux enfants, dans toutes les régions du monde, ont pris de mauvaises habitudes alimentaires et ne font pas assez d’exercice physique. Car les enfants trop gros présentent un risque accru de développer un diabète de type 2.
Les gouvernements se trouvent de plus en plus confrontés au fait que de nombreux enfants ont pris de mauvaises habitudes alimentaires et ne font pas assez d’exercice physique.
On estime que, dans le monde, 10% des enfants d’âge scolaire, entre 5 et 17 ans, ont une surcharge pondérale ou sont obèses et la situation s’aggrave. Aux États-Unis, la fréquence de l’obésité et du surpoids chez les enfants et les adolescents de 6 à 18 ans est passée de 15% dans les années 70 à plus de 25% dans les années 90.
On estime que, dans le monde, 10% des enfants d’âge scolaire, entre 5 et 17 ans, ont une surcharge pondérale ou sont obèses et la situation s’aggrave. Aux États-Unis par exemple, la fréquence de l’obésité et du surpoids chez les enfants et les adolescents de 6 à 18 ans est passée de 15% dans les années 70 à plus de 25% dans les années 90.
De telles augmentations ne sont pas l’apanage des pays occidentaux. En Chine, on a observé dans une étude que la fréquence de la surcharge pondérale et de l’obésité chez l’enfant d’âge scolaire en milieu urbain est passé de près de 8% en 1991 à plus de 12% six ans plus tard. Au Brésil, la proportion d’enfants de 6 à 18 ans obèses ou en surpoids a plus que triplé : de 4% au milieu des années 70 à plus de 13% en 1997.
L’abondance et la promotion des aliments riches en graisses et en sucre ont profondément modifié les habitudes alimentaires des enfants par rapport à celles de leurs parents au même âge. Ils ne font plus autant d’exercice physique non plus. La situation varie d’un pays à l’autre, mais les raisons pour lesquelles les enfants d’aujourd’hui sont moins actifs que ceux de la génération précédente sont généralement l’urbanisation et la mécanisation, la modification des systèmes de transport et un grand nombre d’heures passées devant la télévision ou les ordinateurs.
Pourtant, on pourrait avoir de grands résultats avec de petits changements, selon l’OMS. À Singapour, des cours de diététique en classe, un environnement scolaire proposant des nourritures et des boissons saines, et une attention spéciale consacrée aux enfants déjà en surpoids ont permis d’obtenir une baisse significative du nombre d’élèves obèses.
Au Royaume-Uni, la limitation de l’accès aux boissons gazeuses sucrées dans un groupe d’écoles primaires a eu pour résultat un amincissement des enfants.
Source : OMS
Une maladie chronique
Le diabète est une maladie chronique qui survient quand le pancréas ne produit pas assez d’insuline ou quand l’organisme ne peut pas utiliser efficacement l’insuline produite. Dans le type 1 du diabète, les patients produisent très peu ou pas du tout d’insuline et doivent s’en injecter tous les jours pour survivre. Dans le type 2, l’insuline n’est pas utilisée efficacement. Il arrive que la seule modification du style de vie suffise pour la prise en charge de la maladie, mais il faut souvent adjoindre une médication par voie orale, et parfois faire appel à l’insuline, pour parvenir à une bonne régulation métabolique. Cette forme de diabète est appelée également diabète non insulino-dépendant ou diabète de la maturité.
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