Le sens des responsabilités
10 juin, parNote de la Rédaction au sujet d’une tribune intitulée « Nommer le privilège zorey pour construire l’égalité à La Réunion »
Mélanie Pierret, secrétaire générale de l’AJFER
21 décembre 2010, par

Secrétaire générale de l’Alliance des jeunes pour la formation et l’emploi à La Réunion (AJFER), âgée de 24 ans, Mélanie Pierret est salariée dans le privé. Venue au Festival mondial de la Jeunesse et des Étudiants, elle est auprès des treize jeunes Réunionnais venus à la rencontre du monde.
Pourquoi avoir accepté de participer à ce voyage ?
— C’est l’occasion de représenter la jeunesse réunionnaise, et de vivre une expérience unique. Cela ne s’était pas produit depuis 25 ans. Cette chance de participer à ce genre de manifestation va me permettre de m’inspirer de ce que font les autres pays pour pouvoir apporter des solutions aux problématiques que l’on rencontre à La Réunion.
Il s’agit aussi de rencontrer des jeunes du monde entier, de débattre des problèmes que nous rencontrons à La Réunion, comme le chômage, la pauvreté, l’illettrisme, et ainsi créer des liens avec d’autres pays pour pouvoir échanger par la suite.
En tant qu’une des organisatrices de ce voyage, je suis contente d’avoir pu contribuer à la participation de plusieurs jeunes Réunionnais, afin qu’ils partagent avec nous une telle expérience internationale. C’est une chance unique qui nous est donnée.
Que pensez-vous du Festival mondial de la jeunesse ?
— Ce festival est une grande manifestation, d’une ampleur internationale, qui nous donne la chance de pouvoir rencontrer toutes les nationalités. Je me rends compte que les gens ont une véritable volonté de venir vers nous pour connaitre la délégation et connaitre la situation politique, économique de La Réunion, et surtout échanger avec nous.
La richesse des thèmes et séminaires va me permettre de pouvoir apporter des solutions aux problématiques rencontrées à La Réunion, mais cela va également enrichir ma culture économique, politique et culturelle. C’est aussi une manière de s’exprimer et de donner la possibilité aux jeunes de faire entendre leur voix. Cet évènement s’inscrit dans le calendrier de l’Année internationale de la Jeunesse de l’ONU qui, je le rappelle, a pour thème “Notre année, Notre voix”, il est donc important que nous fassions entendre la voix des jeunes Réunionnais à ce festival.
Hier, à l’occasion de la Fête Kaf, nous avons pu faire partager à toutes les délégations présentes notre danse locale, le maloya, ainsi que les origines de cette célébration. Cela nous a permis de montrer les spécificités de notre culture, et de notre histoire. Ce fut un échange convivial et fraternel, sous le thème de l’abolition de l’esclavage qui nous est chère à La Réunion.
Qu’attendez-vous de ce festival ?
— J’attends en rentrant de pouvoir peut-être proposer des solutions pour La Réunion, auxquelles nous n’avions pas pensé, mais également apporter ma contribution à La Réunion avec une vision de la politique plus internationale. Je compte pour cela m’inspirer du schéma des autres pays, et des solutions apportées à leurs populations. Il s’agit de nous inspirer et de répondre aux problèmes que nous rencontrons quotidiennement à La Réunion.
En plus de ce que m’apporte ce festival sur le plan politique, il s’agit d’un enrichissement personnel. D’autant que nous pouvons identifier La Réunion comme une délégation à part entière, et faire connaitre notre île, afin d’échanger, communiquer avec le monde, notamment les pays de la Zone océan Indien, l’Inde, la Chine, et de nombreux autres pays. Ce sera par la suite un moyen de créer un co-développement sur le plan économique, politique, culturel et humain.
Propos recueillis par Céline Tabou
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