5 mars 2009
Hier matin, sur les ondes de Kanal Océan Indien (K.O.I.), Jean-Hugues Ratenon a appelé le maximum de Réunionnaises et de Réunionnais à participer ce jeudi 5 mars 2009 — une journée qui fera date — à la grève générale et aux deux manifestations organisées par le Collectif des Organisations Syndicales, Politiques et Associatives de La Réunion (COSPAR). Plus nous serons nombreux dans les rues de Saint-Pierre et de Saint-Denis aujourd’hui, plus le message que nous adresserons aux décideurs parisiens et "péi" sera fort, soulignait le président d’Agir Pou Nout Tout.
Et plus ce message sera fort, plus il pourra être entendu par les personnes qui ont le pouvoir d’organiser la vie économique, sociale mais aussi politique et culturelle dans notre île. Quand entendront-elles ce message et quelle réponse lui donneront-elles ?
Beaucoup de Réunionnais se posent ces questions pour au moins deux raisons. Tout d’abord, parce qu’il y a un grave déficit de dialogue social et un gros manque d’écoute de la part de ceux qui détiennent les principaux pouvoirs dans le pays.
Depuis des années et des années, les revendications de toutes les catégories sociales en difficulté ont été exprimées par des organisations syndicales et associatives, mais on ne les a pas écoutées. Depuis des années également, le P.C.R. et d’autres organisations démocratiques ont fait des propositions pour une politique de développement durable mais les divers gouvernements ne les ont pas appliquées.
Outre ce manque d’écoute des décideurs dont nous payons le prix, ce qui pose problème c’est l’ampleur des changements à mettre en œuvre, car sans justice sociale, il n’y aura pas de paix sociale. Et la justice sociale nécessite de profondes remises en cause de tout le schéma socio-économique ; des transformations dont les nantis ne veulent surtout pas entendre parler.
Voilà pourquoi, l’urgence pour les interlocuteurs du mouvement social et politique réunionnais est de respecter le peuple, en l’écoutant. Et comme le disait hier aussi sur K.O.I. le syndicaliste Max Banon, dorénavan apartir, la priorité est d’ouvrir des négociations.
L. B.
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