24 juin 2004
C’est dans les années 90 qu’ont été lancés à grande échelle les différents types d’emplois dits “aidés”. Autrement dit, les contrats à durée déterminée financés en partenariat par l’État et par les collectivités locales et/ou les associations.
Créés dans les secteurs de l’économie sociale et autres services publics non-marchands, ces emplois se sont révélés très utiles. Pour les chômeurs évidemment, mais aussi pour l’ensemble de la société réunionnaise qui voyait des besoins réels et nouveaux satisfaits par ce dispositif.
Dans cette euphorie, la voix d’un responsable politique réunionnais s’est élevée dès le début pour dire : “Attention ! pensons dès à présent à la fin de ces contrats, on ne fait pas une vie avec un C.E.S., un C.E.C. ou un C.E.J., et créons les conditions de la pérennisation de ces emplois ; enfin, mettons-nous surtout d’accord avec Paris sur un projet réunionnais de développement, global et cohérent, créateur d’emplois durables pour tous et correctement payés”. À l’image du Plan de développement actif (P.D.A.) de 1992.
Les responsables des différents “grands partis” parisiens qui décident pour les Réunionnais n’ont pas fait un compte avec cette demande de Paul Vergès. Et aujourd’hui, en pleine semaine du développement durable, on rappelle les chiffres cruels du chômage à La Réunion et ces centaines d’aides-éducateurs qui vont se retrouver sans emploi. Pourtant, on a plus que jamais besoin d’eux. Vous avez dit durable ?
L. B.
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