À 19 heures 50 sur Télé Réunion : ’Josey Wales hors-la-loi’

Eastwood redore le blason du western

22 septembre 2005

Western de Clint Eastwood avec Clint Eastwood, Chief Dan George, Sondra Locke, Bill McKinney, John Vernon.

Pour venger la mort de sa femme et de son fils, abattus par le capitaine Terrill, Josey Wales poursuit avec des Sudistes la bande de pillards appelée "Pattes rouges". Mais le groupe est obligé de se rendre, à l’exception de Wales. Terrill part alors à sa poursuite.

Le film que nous verrons ce soir sur Télé Réunion avait tout pour faire un succès commercial et sans nul doute qu’il y soit parvenu. C’est tant mieux, car lors de sa sortie, bon nombre de westerns spaghettis tenaient le haut du pavé. Grâce à ce film, Clint Eastwood a redoré le blason du genre qui, avec Sergio Léone, avait pris un sacré coup. Il n’est pas donné à tout le monde de faire du John Ford !
Pour en revenir à "Josey Wales hors-la-loi", le film a fait une entrée fracassante dans le box office. Clint Eastwood redonna ainsi ses lettres de noblesse au western en revenant à ses sources. Clint Eastwood est allé plus loin que son illustre aîné John Ford dans la description critique de la société américaine, non sans quelques traits d’humour, et cela à travers une galerie de portraits tout à fait décalés.

Le héros de cette œuvre se veut être un vecteur du renouveau d’une certaine idée virile de l’Amérique des pionniers, renforcée par une bonne dose d’optimisme et de foi en l’Homme.

Bien entendu, comme dans tout bon western qui se respecte, le bon sort vainqueur tandis que le méchant passe de vie a trépas, révolvérisé comme il se doit. Malgré ce raccourci un peu hâtif, la qualité du film tient dans l’histoire de cet homme rongé par l’idée de vengeance. Le mélodrame se déroule doucement et au ralenti, car Josey Wales ne désire pas vivre, mais tuer ses poursuivants. Dès la rencontre avec un vieux chef indien errant puis avec la fille de colons ruinés par les comancheros, le film bascule. Ainsi vient poindre l’idée de la fondation d’une communauté, apportant la renaissance pour Josey Wales.

Parti sur des chapeaux de roue, le film finit sur une idée très "fordienne" de l’héroïsme. Après le bouillonnement de la vie, ce sont la paix et le calme qui prennent le dessus. La fin suggérée nous fait penser à celle du "Train sifflera trois fois" où le héros désabusé par la lâcheté des hommes jette son étoile et laisse la ville à ses remords, sauf qu’ici, il ne s’agit pas d’une ville, mais de l’esprit qui a animé la violence de Josey Wales.

Je ne saurai trop vous recommander de regarder ce film, la philosophie qui se dégage de cette histoire est particulièrement puissante.

Ph. T.


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