Et les autres ?

6 février 2007

Le n°54 de la revue du mois de janvier 2007 de la fondation Abbé Pierre pousse ce cri de douleur « ... Et les autres ? » en regardant vivre les sans abris, les travailleurs précaires, les salariés pauvres qui font désormais parties de notre vocabulaire.
Raymond Etienne dans son éditorial « Faisons un vœu » formule un vœu pour 2007, pour cette année qui commence où des grands rendez-vous électoraux se profilent « Soyons tous attentifs pour que le thème du logement ne soit pas absent des débats et des programmes. C’est là une façon concrète de manifester notre volonté de solidarité avec les plus faibles. »
L’Abbé Pierre qui se trouvait à ses côtés formule le même vœu. Personne, à ce moment-là, ne savait qu’il allait rejoindre Le Seigneur son Dieu aussi rapidement.
Lorsqu’on lit le numéro de janvier 2007, nous sommes interpellés par les titres et les sous-titres :
- des budgets “peau de chagrin”,

- la hantise du crédit,

- la vie hors de prix,

- 1.300.000 ménages en attente d’un logement social,

- Un quotidien sous tension,

- L’accueil d’urgence : un piète colmatage,

- Nos parrains se mobilisent contre la pauvreté,

- Île-de-France : la richesse ne profite pas aux pauvres.
Chacun de ces titres et sous-titres est applicable dans n’importe quelle région de France et d’Outre-mer. Le développement de la mondialisation a fragilisé davantage les foyers, l’être humain. L’Abbé Pierre s’inspirant de l’évangile aimait dire « Nous sommes tous créés à l’image de Dieu ». Chacun de nous a droit à un logement, à un travail, au respect de sa dignité. Malheureusement de plus en plus de familles survivent avec presque rien, dans l’angoisse du quotidien. Beaucoup s’endette pour s’en sortir. Le record historique a été atteint en 2005, un ménage sur 4 vivait grâce à un découvert bancaire.
A la mort de l’Abbé Pierre, j’avais émis un souhait, qu’en ce début de la campagne électorale présidentielle, les candidats s’engagent à enrayer la crise du logement et la misère en France. Je renouvelle ce souhait. Qu’il ne reste pas un vœu pieux mais que cela se concrétise conformément à la constitution française, car c’est les politiques qui sont les premiers responsables. Que la mort de l’Abbé Pierre puisse réveiller les consciences des uns et des autres.

Marc Kichenapanaïdou


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