Fantastique exploit !

10 octobre 2007

À la première mi-temps, j’étais fatigué, je voulais quitter le match, devant les maladresses de nos rugbymans, comme le dit un des spectateurs. Ils ont joué avec les pieds : 13 à zéro. Certainement en coulisses, l’entraîneur Bernard Laporte a dû faire des remontrances à ses joueurs, et à la reprise 18 à 20 au deuxième mi-temps, comme des lions, ils n’ont raté aucune occasion. A deux points près, ils ont gagné. Tous les cœurs des Français ont vibré. Ils sont fiers de leur équipe de rugby. Grâce à cette victoire, ce sport connaîtra un développement considérable tant en France qu’à l’Outre-mer. Ce sport nous vient d’Angleterre, qui se joue à la main et au pied avec un ballon ovale et qui oppose des équipes de 15, 13 ou 7 joueurs.

Le hasard du calendrier, la France se trouvera le 13 octobre face à l’Angleterre. Nous souhaitons tous que la France remporte la coupe du Monde de Rugby, le Mondial 2007. Mais d’ores et déjà, à l’attention de nos jeunes, lecteurs, il est bon de savoir l’histoire du rugby.

« Nous sommes en septembre 1823, le 8 exactement, sur un des terrains de jeu du collège de Rugby, dans le comté de Warwich. Quelques dizaines de collégiens pratiquent un sport qui se rapproche beaucoup du football tel qu’il est joué actuellement. Soudain, l’un d’entre eux ramasse le ballon et court vers les poteaux adverses... Ce jeune “révolutionnaire” s’appelle William Webb Ellis. Irlandais né à Tipperary, le collégien Ellis n’en est pas moins citoyen britannique ...
Et une partie de l’Angleterre adoptera sa manière de jouer au football.
En réalité, William Webb Ellis n’a rien inventé : les Grecs et, après eux, les Romains, pratiquaient déjà un jeu axé sur la dispute d’un ballon. Le harspatum latin devient soule chez les Gaulois puis chez les Bretons, melle en Normandie, barette ailleurs. Notre jeune Irlandais avait donc profité d’une partie de football, fort à la mode en Angleterre depuis plusieurs siècles, pour remettre au goût du jour, en moins sauvage cependant, un jeu datant de 20 siècles et plus. Dès lors, une partie de l’Angleterre s’adonne à ce qui est d’abord appelé... football, tandis que les partisans de l’orthodoxie et du jeu au pied fondent l’association. Plus tard, celle-ci sera appelé football-association, celui-là football-rugby. En France, on ne dira bientôt plus que football et rugby.

Le rugby en France

Revenons quelques années en arrière.
Sur les plages du Havre, depuis trois ou quatre saisons, des touristes et des marins anglais étonnaient les baigneurs en pratiquant un sport totalement inconnu et, surtout, totalement aberrant : le rugby, naturellement. Cependant, en 1872, est créé en France le premier club de rugby, en fait premier club sportif : le Havre Athlétic-Club. Cette fondation est due, en grande partie, à des anciens d’Oxford et de Cambridge, et le H.A.C. adoptera le bleu marine de l’un et le bleu pervenche de l’autre sur les maillots de ses joueurs. Nous retrouverons ces couleurs un peu plus tard. En effet, ce noble sport gagne Paris : le Racing-Club de France voit le jour en 1882 ; couleurs : bleu, de Cambridge, son “parrain”, et blanc. L’année suivante, voici le Stade Français, “filleul” d’Oxford, d’où bleu marine et... rouge (en pensant, peut-être, à Paris).
Puis, grâce aux étudiants, le ballon ovale se propage dans le Sud-Ouest et le Sud-Est. Dès 1892, date du premier championnat, la France compte 20 clubs. Restons à Paris, pourtant, afin de signaler que les premières grandes rencontres avec les clubs britanniques sont dues aux efforts des dirigeants du R.C.F., et surtout, du Stade.
Un événement se produit le lundi de Pâque 27 mars 1892 sur le terrain de l’Inter Nos à Bécon-les-Bruyères : pour la première fois, un club français, le Stade, arrive à battre une équipe britannique, le Rosslyn Park Rugby Football-Club, à l’issue d’une partie acharnée ! Parmi les vainqueurs : Henri Armand, premier international français.

France-Angleterre

L’entente cordiale existait depuis longtemps entre la France et l’Angleterre, sur le plan rugby, lorsque Delcassé, Ministre des Affaires étrangères, en fit son cheval de bataille en 1904. Il vit d’un bon œil la venue de la sélection de la Rose, le 22 mars 1906. Battus 35-8, les Français durent attendre le 2 avril 1927 pour prendre leur revanche.
Petit à petit, les autres pays britanniques daignèrent se mesurer aux Français et remportèrent assez facilement les premières rencontres. Mais, surprise, le 2 janvier 1911, les Français battent les Ecossais ! Ce sera le tour des Irlandais, le 3 avril 1920. Quant aux Gallois, les plus coriaces, ils s’inclinèrent, 8-3, le 9 avril 1928, à Colombes.

Deux dates à retenir : le 27 mars 1892, sur le terrain de l’Inter Nos à Bécon-les-Bruyères, le club français bat l’équipe britannique... et, le 2 janvier 1911, les Français battent les Ecossais. Il faut, avec la foi qui acquise le 6 octobre 2007, qu’ils battent l’Angleterre le 13 octobre 2007. Nous serons alors en finale.

L’histoire quelquefois se répète... La France battra l’Angleterre le 13 octobre pour le bonheur de chacun d’entre nous.

Marc Kichenapanaïdou


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Messages

  • Ah ! que de passions et d’énergies pour des choses futiles... quel dommage ! panem et circenses et pendant ce temps, on apprend que le groupe lagardère, dont le président a les amitiés que l’on connaît, se gave sur le dos du contribuable et de l’épargnant français... oui vive le rugby, vive le sport, vive les c...

    au fait, ça coute combien une coupe du monde de rugby au contribuable français ? rappelons que le rugby est un des derniers sports à avoir basculé du côté obscur du sport business...


Témoignages - 82e année


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