Le sens des responsabilités
10 juin, parNote de la Rédaction au sujet d’une tribune intitulée « Nommer le privilège zorey pour construire l’égalité à La Réunion »
Paul Vergès
24 janvier 2009

Paul Vergès s’est affirmé comme figure centrale du PCR dès son Congrès fondateur de mai 1959.
Le contexte d’alors est marqué par l’échec de la départementalisation. Conquis lors de l’adoption la loi du 19 Mars 1946 par les élus progressistes des « quatre vieilles colonies » (Guadeloupe, Guyane, Martinique et La Réunion), le changement de statut devait étendre aux Réunionnais les avantages sociaux des travailleurs de France.
Pourtant, malgré l’interpellation incessante des gouvernements successifs par les élus communistes, la situation de La Réunion demeure, sous le vernis départemental, celle d’une colonie.
S’appuyant sur la fraude électorale et la répression policière, une minorité arc-boutée sur ses privilèges continue à vivre de la misère du plus grand nombre. Dans le même temps, autour de La Réunion et dans le monde entier, le mouvement de décolonisation sonne le glas des Empires bâtis par les puissances européennes.
C’est en vue d’adapter la stratégie progressiste à cette situation concrète, et d’intensifier la lutte pour l’égalité que Paul Vergès et ses amis avancent, lors du Congrès de 1959, le mot d’ordre de l’autonomie.
À partir des années 1960, Paul Vergès incarne la rébellion face à l’arbitraire, au mépris et à l’injustice. Condamné à de la prison ferme en 1963 à la suite d’articles du "Monde" et de ’’l’Humanité" reproduits dans "Témoignages" sur les tortures de militants algériens par des militaires français, il refuse de se soumettre à cette sentence pour délit d’opinion. Renouant avec la tradition rebelle de nos ancêtres, il entame un marronnage qui durera plus de deux ans, grâce au soutien de la population. Sous sa direction, le PCR est de tous les combats : luttes des travailleurs, mais aussi contre la fraude, contre les conditions d’émigration imposées par le BUMIDOM, contre le racisme.
Au cours de la décennie 1970, le PCR gagne en influence, malgré la persistance de la fraude, la répression et l’ostracisme des médias. Paul Vergès est alors élu maire du Port en 1971. En 1979, placé en quatrième position sur la liste menée par Georges Marchais, il est élu au Parlement européen.
La normalisation politique qui suit les élections de 1981 permet enfin au PCR de devenir un acteur à part entière des institutions de La Réunion. Ayant forgé leur identité dans la semi-clandestinité, les communistes doivent désormais relever le défi, tout aussi épineux, de la prise de la responsabilité, sans abandonner leur objectif de transformation sociale.
La présence du PCR tant sur le front des luttes que dans les lieux de décision a été d’une importance capitale dans le développement de La Réunion contemporaine. Cette insertion dans le jeu politique ne signifie pas pour autant pas que le PCR ait abandonné son identité rebelle.
En 1986, Paul Vergès n’a pas hésité à démissionner - comme Élie Hoarau - pour marquer son opposition à la loi de « parité sociale ». Les deux furent alors remplacés par Claude Hoarau et Laurent Vergès, qui, vingt ans après sa mort accidentelle, continue de symboliser cette jeunesse réunionnaise qui ne courbe pas la tête. Réélu en 1993 à l’Assemblée nationale, puis sénateur (de 1996 à 2004), Paul Vergès est Président de la Région Réunion depuis 1998.
Tout au long de son itinéraire politique, Paul Vergès n’a cessé de penser et de mettre en œuvre des projets cohérents pour le développement de La Réunion, en relation avec l’évolution du monde. Il est, on le sait, un pionnier dans la prise de conscience de l’impact des bouleversements climatiques et de la nécessité du développement durable. C’est cette vision qui se trouve aujourd’hui au fondement du projet que propose le PCR au peuple Réunionnais.
GG
Note de la Rédaction au sujet d’une tribune intitulée « Nommer le privilège zorey pour construire l’égalité à La Réunion »
APE entre l’UE et tous les pays voisins incluant les services
Mézam étan marmaye mi rapèl l’avé plin liv la kaz é an parmi l’avé inn dsi bann zoizo, gayar vèye pa koman é dann liv-la ilistré in zoli fasson (…)
In kozman pou la rout
Face à l’onde de choc qui traverse le système judiciaire français et secoue la conscience nationale dans ce pays, l’heure n’est plus aux postures (…)
180 litres d’eau potable par jour par personne : droit dans le mur
Au lieu de reproduire la France, les Réunionnais devraient s’inspirer de Madagascar
Retour sur le séminaire organisé par la Section PCR de Saint-Denis
Conséquence de la crise et de la pénurie de logements sociaux
Condoléances du Parti Communiste Réunionnais
Face aux difficultés de trésorerie à cause des retards de paiement
À la veille de la manifestation organisée par des élus devant la préfecture