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24 mars 2009
Hier, la sénatrice Gélita Hoarau a souhaité alerter le gouvernement ainsi que l’opinion publique sur le sort de 1.500 assistants d’éducation de l’Académie de la Réunion dont le contrat arrive à terme à la fin de l’année scolaire.

1.500 assistants d’éducation de l’Académie de la Réunion dont le contrat arrive à terme à la fin de l’année scolaire risque de se retrouver sans emploi. (photo MM)
Vendredi dernier, une association d’assistants d’éducation a interpellé la sénatrice Gélita Hoarau sur leur situation. « Ce sont pour moitié des anciens emplois jeunes dont le statut a été modifié et sont devenus des assistants d’éducation et pour les autres, des jeunes recrutés en 2003 avec le statut d’assistant d’éducation » explique la sénatrice. Aujourd’hui, ces assistants d’éducation sont inquiets car leur contrat risque de ne pas être renouvelé. « De plus, ils notent que le rectorat commence à embaucher des assistants d’éducation et eux n’ont jamais été contactés par le rectorat afin de pérenniser leur emploi » poursuit la sénatrice.
L’association a été reçue à la préfecture, où les membres ont déposé une motion, et au rectorat, mais pour l’heure, aucune réponse n’a été apportée par les autorités.
« Ce serait aggraver une situation dramatique »
Or, selon la sénatrice, la loi du 16 juillet 2005 offre la possibilité aux agents, ayant au minimum 6 ans d’ancienneté, de voir leurs contrats renouvelés pour une durée indéterminée. « En métropole, l’application de cette loi a permis d’intégrer en CDI 8.932 personnes dans la fonction publique, dont 6.041 dans l’Education Nationale selon le rapport d’information présenté par les députés Pancher et Dérosier en juillet 2008 ». Gélita Hoarau demande donc l’application pure et simple de cette loi pour les 1.500 assistants d’éducation réunionnais.
En effet, aujourd’hui encore, certaines lois ne s’appliquent pas automatiquement à la Réunion, même si nous sommes un département français. La sénatrice prend en exemple la loi Boutin qui ne s’applique pas à la Réunion, car « nous dépendons de la LODEOM ».
Pour Gélita Hoarau, dans le contexte actuel, le gouvernement ne peut pas se permettre de licencier 1.500 jeunes réunionnais. Ce serait aggraver une situation dramatique, alors que « la Réunion se bat actuellement avec force pour l’emploi, contre la précarité et pour l’amélioration du pouvoir d’achat » a écrit la sénatrice dans sa lettre adressée à Xavier Darcos et Michèle Alliot-Marie, respectivement ministre de l’Education Nationale et de l’Intérieur, de l’Outre-mer et des collectivités territoriales.
« Quelle crédibilité auront ces Etats Généraux alors qu’on n’arrive pas à régler la situation de 1.500 assistants d’éducation ? » se demande encore Gélita Hoarau. En tout cas, une solution doit être trouvée pour ces jeunes dont le rôle essentiel au sein des équipes pédagogiques n’est plus à démontrer.
SP
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