Hausse des prix au Kenya : les compagnies pétrolières accusées par le gouvernement

5 janvier 2009

Le Premier ministre kenyan, Raila Odinga, a accusé, mardi, un cartel de multinationales pétrolières étrangères de provoquer une pénurie artificielle du pétrole pour justifier une nouvelle hausse des prix.

Le Premier ministre a indiqué que le pays avait assez de stocks de carburants à divers endroits du pays, mais que les distributeurs de pétrole, principalement dominés par des multinationales étrangères, ont décidé conjointement de créer une pénurie sur toute l’étendue du territoire.
« Ces vendeurs de pétrole ont refusé de faire des collectes à partir des dépôts pour la distribution et disent qu’ils ont le vieux stock qu’ils veulent vendre très cher, mais ils ont évoqué la même raison chaque fois qu’une hausse de prix les trouve avec de vieux stocks », a dit M. Odinga dans une déclaration publiée par son cabinet.
Le Kenya Airways, la compagnie aérienne nationale, a récemment averti qu’elle allait faire face à une pénurie aigue de kérosène pour alimenter ses plus de 70 vols quotidiens vers plus de 45 destinations dans le monde si la crise du carburant n’était pas résolue.
Les autorités avaient procédé à des contrôles de prix lors de l’escalade de la crise de carburant au début de l’année et avaient amené les compagnies distributrices à baisser les prix.
M. Odinga a accusé les sociétés pétrolières d’être « égoïstes et malhonnêtes dans leurs transactions avec les consommateurs kenyans ».
Le Kenya importe environ 500.000 barils de pétrole en un mois, ce qui représente l’une des plus grandes consommations industrielles de la région et plus que la consommation de l’Ouganda, de la Tanzanie et du Rwanda.


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