25 août 2007
Ils portent plainte pour espionnage et atteinte à la vie privée à la suite de l’enquête menée sur eux par deux responsables de la multinationale dans le cadre d’un plan de surveillance industrielle.
Un groupe de journalistes et des membres de leurs familles, dont Hewlett Packard s’est secrètement procuré des enregistrements téléphoniques privés dans le cadre de son plan de surveillance industrielle, ont porté plainte contre le géant informatique et deux de ses anciens dirigeants, a-t-on appris jeudi 16 août. Ils reprochent au groupe de s’être livré à « des actes illégaux et répréhensibles » impliquant une violation de la vie privée.
Cinq plaintes ont été déposées devant la Cour supérieure de San Francisco contre Hewlett Packard, le n°1 mondial de la vente de PC, et contre l’ancienne Présidente Patricia Dunn et le responsable des questions éthiques du groupe Kevin Hunsaker.
Tous deux avaient été congédiés l’année dernière à cause de leur rôle dans une enquête peu orthodoxe visant à découvrir les auteurs de fuites dans la presse d’informations relatives à des affaires internes de l’entreprise.
Scandale national
Cette enquête avait tourné au scandale national aux États-Unis et conduit à des enquêtes criminelles et des auditions du Congrès sur l’utilisation par les enquêteurs de Hewlett Packard de numéros de sécurité sociale et autres données personnelles pour demander à des opérateurs téléphoniques qu’il leur communique des relevés d’appels normalement confidentiels.
Trois des plaignants sont des journalistes du site d’information en ligne CNET Network -Dawn Kawamoto, Stephen Shankland et Tom Krazit. Une journaliste de l’Associated Press, Rachel Conrad, a également porté plainte. Les autres plaignants sont le mari de Dawn Kawamoto et les parents de Stephen Shankland.
Aucune réaction de HP n’a pu être obtenue dans l’immédiat.
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