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Destination santé
6 octobre 2009
Si huit Français sur dix acceptent facilement les médicaments génériques, des freins subsistent encore quant à leur utilisation. Selon un sondage TNS-Sofres réalisé pour la Banque postale Prévoyance, 8% des sondés refusent encore de prendre un générique. Or, ils n’étaient que 4% dans ce cas lors de la vague 2008 de la même étude. En fait, 14% des personnes interrogées affirment préférer le médicament de marque. Les “réfractaires” paraissent douter encore de la qualité des génériques, de leur efficacité par rapport aux médicaments d’origine.
Rappelons donc, avec le Ministère de la Santé, qu’« un médicament générique est une copie conforme d’un médicament existant dont le brevet de fabrication est versé dans le domaine public ». Un générique donc est en tout point identique au produit de référence. Il est fabriqué à partir du même principe actif, selon les mêmes normes de production et avec les mêmes exigences de qualité.
L’enquête menée pour la Banque postale Prévoyance a également mis en lumière un autre frein lié à l’intervention du pharmacien. Pour 6% des sondés, ce dernier aurait tendance à “imposer” le générique. Depuis le 12 juin 1999, en effet, le gouvernement français a adopté le droit de substitution pharmaceutique. Sauf opposition explicite du médecin, les pharmaciens peuvent en toute liberté substituer des médicaments génériques entre eux et un médicament générique à un médicament de référence. Un changement qui a considérablement renforcé le rôle du pharmacien dans la dispensation des traitements… mais ne convient pas toujours au patient.
Celui-ci pourtant peut faire valoir à son pharmacien qu’il éprouve une préférence pour telle ou telle marque de générique. Les laboratoires d’ailleurs, comme Biogaran, ne s’y trompent pas. Ils “travaillent” leur image de marque et communiquent auprès du grand public sur la qualité de leurs médicaments.
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