Le sens des responsabilités
10 juin, parNote de la Rédaction au sujet d’une tribune intitulée « Nommer le privilège zorey pour construire l’égalité à La Réunion »
Eliane et ses enfants vivent dans un logement incendié
25 mai 2007

En février dernier, le logement d’Eliane Arthur dans la cité Pétunia à Bras-Fusil est dégradé par un incendie volontaire. Depuis, elle vit toujours là avec ses cinq enfants, dans des conditions d’insécurité. Malgré ses appels à l’aide à Saint-Benoît, rien n’est fait.
Eliane Arthur ne sait plus vers qui se tourner. Depuis que son appartement du lotissement Les Cascades à Bras-Fusil a été incendié volontairement par un mineur de 16 ans, en février dernier, aucune solution n’a été apportée à cette mère de famille. Avec ses cinq enfants, elle vit toujours dans ce logement délabré, où elle ne se sent plus en sécurité. Elle le dit clairement, aujourd’hui elle ne dort que d’un oeil la nuit, elle a peur pour ses enfants. Avant l’incendie, l’eau provenant de l’appartement du dessus ruisselait déjà dans la chambre des enfants, maintenant les portes d’entrée et de la petite terrasse sont endommagées, les vitres ont éclaté, une barrière menace de s’écrouler... La cause de tout ce drame ? La jeune femme a trop souvent voulu interdire à des jeunes du quartier de fumer du zamal et de boire devant sa fenêtre, parce que sa petite fille de 5 ans souffre d’asthme. Le premier février, Eliane Arthur est victime de coups. Le temps de son transfert à l’hôpital, son appartement au rez-de-chaussé est incendié, fort heureusement ses enfants n’y étaient plus.
La SIDR et la mairie de Saint-Benoît se renvoient la balle
La solidarité a permis à Eliane de redonner des vêtements et des effets scolaires à ses enfants. « Des gens du Tampon, la Croix-Rouge et les voisins m’ont beaucoup aidé, ma voisine m’a même hébergé quelque temps dans son salon mais c’est trop petit pour tout ce monde », raconte Eliane. Alors elle et ses enfants sont retournés dans leur appartement. Depuis trois mois, Eliane multiplie ses interventions auprès de la SIDR, qui gère la résidence, et la mairie de Saint-Benoît, mais chacun se renvoie la balle. « La SIDR m’a bien proposé un relogement, mais on me demande une caution de 1000 euros. Je n’ai pas cet argent, explique la jeune femme. Alors j’ai demandé à ce que la SIDR évalue les dégâts, et commence les travaux. Je suis prête à rembourser une centaine d’euros par mois, mais je n’ai aucune réponse claire, on me répond toujours que ce sera fait le mois prochain. Pas plus tard qu’hier une personne devait venir, et puis rien. J’attends encore... », raconte Eliane.
Du côté de la mairie, on ne bouge pas le petit doigt. « Après l’incendie, un élu est venu, il a constaté les dégâts. C’est tout. Ensuite, j’ai participé à une réunion de quartier, il y a moins de deux mois. J’en ai profité pour interpeller le maire. On a pris mon numéro de téléphone, on m’a dit qu’on prendrait contact avec la SIDR. Là encore, rien a été fait », constate Eliane. Pourtant, elle ne demande pas à vivre dans le luxe, mais juste un endroit décent et sécurisé pour élever ses enfants. « Vous savez, ils travaillent bien à l’école », dit-elle fièrement. Eliane est prête à déménager dans un autre quartier, une autre ville, pour garantir à sa famille une vie plus saine. Ce logement, elle l’avait pourtant longtemps espéré. Il y a trois ans, elle vivait encore à la Fondation Abbé Pierre.
Edith Poulbassia
Note de la Rédaction au sujet d’une tribune intitulée « Nommer le privilège zorey pour construire l’égalité à La Réunion »
APE entre l’UE et tous les pays voisins incluant les services
Mézam étan marmaye mi rapèl l’avé plin liv la kaz é an parmi l’avé inn dsi bann zoizo, gayar vèye pa koman é dann liv-la ilistré in zoli fasson (…)
In kozman pou la rout
Face à l’onde de choc qui traverse le système judiciaire français et secoue la conscience nationale dans ce pays, l’heure n’est plus aux postures (…)
180 litres d’eau potable par jour par personne : droit dans le mur
Au lieu de reproduire la France, les Réunionnais devraient s’inspirer de Madagascar
Retour sur le séminaire organisé par la Section PCR de Saint-Denis
Conséquence de la crise et de la pénurie de logements sociaux
Condoléances du Parti Communiste Réunionnais
Face aux difficultés de trésorerie à cause des retards de paiement
À la veille de la manifestation organisée par des élus devant la préfecture