L’urgence de se mobiliser pour éviter la ruine des Réunionnais dans la mondialisation
12 juin, parAPE UE-Afoa : Après la clôture des négociations entre l’UE et les pays voisins
TRIBUNE LIBRE
9 mai 2008

A La Réunion, s’interroger sur l’avenir de la canne au delà de 2014 et tenter d’esquisser des solutions vous exposent aux remontrances d’un Jean Yves Minatchy pour qui, évoquer ces problèmes revient à condamner la canne et à insulter les planteurs.
Or, il faut débattre de ce problème.
A plusieurs reprises, l’Europe a prévenu les Réunionnais : au sortir de la réforme, il faudra être compétitif, c’est à dire accroître les gains, les rendements et donc éliminer les plus faibles¬. Jean Yves Minatchy est le seul à croire qu’il suffit de taper sur la table pour obtenir de Paris et de Bruxelles des aides pour obtenir un sursis. Tout le problème du sucre réunionnais est qu’il a besoin de subventions pour survivre. Cette situation pourra t elle durer ? La Réunion ne doit elle pas se préparer à diversifier sa production agricole ?
A cause d’un « Etat endetté », selon l’expression de François Fillon, le gouvernement voulait faire passer l’agronutrition à l’as dans la loi programme. S’appuyant sur des décisions européennes, il écarte, pour le moment, fruits et légumes du bénéfice de l’aide aux transports. Préparant le budget 2009 de l’UE, Bruxelles a décidé de stabiliser les dépenses agricoles. Il attend que soit passée la ratification du Traité de Lisbonne pour annoncer des coupes dans la Politique agricole commune après 2013, Or, pour la première fois dans l’histoire de l’Europe, la France sous Nicolas Sarkozy est prête à sacrifier en partie l’agriculture. Elle a accepté qu’une partie des crédits destinés à ce secteur soit transférée sur le projet Galileo. Paris et Bruxelles considèrent qu’ils oui déjà payé pour l’agriculture.
Jean Yves Minatchy ne voit même pas les évolutions en cours ici même. Le groupe Quartier Français investit dans le sucre ailleurs et diversifie ses activités pour devenir le plus grand vendeur de spiritueux en Europe de l’Est. A quel moment se décidera t il comme l’a fait Jacques de Chateauvieux d’abandonner la canne et le sucre réunionnais pour aller voir ailleurs ? Pourquoi donc un président de syndicat agricole continue t il à vouloir mettre ses oeufs dans le même panier en ne tablant que sur une production de rente héritée de la période coloniale ? Dans le monde, tous les pays qui ont joué la carte d’une production agricole exportable aujourd’hui s’en mordent les doigts. D’abord parce qu’ils ne maîtrisent pas le prix de leurs productions. Ensuite parce que aujourd’hui, devant la crise alimentaire, ils admettent avoir commis une erreur.
Pourquoi, le président d’un syndicat de planteurs défend t il une production dont toute la partie transformation échappe à ses mandants ? En métropole, regroupés dans des coopératives, les betteraviers sont devenus des propriétaires sinon des co propriétaires des usines. A La Réunion, un président de syndicat agricole défend une spéculation tout en restant totalement dépendant d’industriels dont il ne peut influencer les décisions.
Le président de la CGPER a t il réfléchi à cela : pour pouvoir fonctionner à un régime convenable, les deux usines réunionnaises disent avoir besoin de broyer au minimum 1 million 90O.000 tonnes de cannes. Pour la campagne 2007/2008, 1 million 500.000 tonnes qui ont été travaillés, 21% de moins. Jean Yves Minatchy a t il entendu à ce sujet les explications des usiniers ?
Mathieu Salem
APE UE-Afoa : Après la clôture des négociations entre l’UE et les pays voisins
Mi koné pa kossa zot i panss kan zot lé an parmi. Mi oi bien zot i rogard lé z ‘inn épi lé zot. Mi oi bien tazantan sa i di azot kékshoz. Tète-la (…)
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