Le sens des responsabilités
10 juin, parNote de la Rédaction au sujet d’une tribune intitulée « Nommer le privilège zorey pour construire l’égalité à La Réunion »
8 septembre 2008, par

Le Premier ministre François Fillon a confirmé que le dispositif d’aide au transport pour les salariés serait obligatoire pour les entreprises, et mis en œuvre prochainement. Les modalités de l’aide au transport destinée aux salariés seront arrêtées ce mois-ci, malgré les réserves exprimées par le patronat. Les syndicats, de leur côté, soulignent l’intérêt d’une telle mesure face à un pouvoir d’achat en berne.
L’aide au transport avait déjà été créée en février 2007, sous la forme de “chèque transport”, mais n’avait pas été mise en œuvre par les entreprises. Le Premier ministre a déclaré qu’il ne voulait pas d’un chèque, mais que le montant de l’aide au transport figure directement sur la fiche de paye des salariés sous forme de prime. Il faut savoir que le transport représente le deuxième poste de dépenses des ménages derrière le loyer ; d’où l’importance de mettre en place cette mesure. Les partenaires sociaux doivent rencontrer le gouvernement mi-septembre pour faire des propositions à ce sujet et discuter des modalités. Cette prime au transport pourrait être exonérée de charges sociales et défiscalisée. Malgré cela, le MEDEF affirme sa franche opposition au dispositif, et refuse les discussions à ce sujet.
32 minutes en moyenne pour se rendre au travail
Le ministre du Budget prévoit plusieurs solutions pour financer cette aide, comme « la possibilité d’exonérer de charges sociales les prises en charge par les entreprises des frais de transports, frais de transports collectifs (...) ou frais de transports dans certaines conditions de sa voiture ». Une idée défendue par Jean-Claude Mailly (FO), qui cite en exemple le dispositif en vigueur depuis 1982 en Ile-de-France, obligeant les employeurs à financer la moitié des abonnements transport de leurs salariés. En effet, les entreprises de la région Ile-de-France s’acquittent déjà d’une aide au transport, à hauteur de 50% de la carte orange des salariés. Cette aide pourrait être étendue à la France entière, et pour les salariés qui ne peuvent pas utiliser les transports en commun, une prime pour les frais d’essence leur serait versée. Même refrain pour la CFDT, qui souhaite un « dispositif simple, accessible à tous et surtout que ça se fasse très vite ». Sachez que d’autres régions ont déjà mis en place cette aide au transport, inscrite dans la Loi Solidarité Renouvellement Urbain de 2001, mais peu développée depuis. Les fonctionnaires en bénéficient depuis janvier 2007. Les syndicats, et notamment la CGT, réclament aussi « une prise en charge sur le coût du carburant, en tenant compte des distances », pour les salariés qui n’ont pas la possibilité d’utiliser les transports collectifs. Selon l’Insee, 73% des salariés quittent leur ville de résidence pour aller travailler. En moyenne, les salariés font 32 minutes de route pour se rendre à leur travail. Une mesure qui est donc très attendue par bon nombre d’entre nous.
SP
(Avec AFP)
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