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12 août 2009
Retard de croissance, modification du périmètre crânien, troubles psychiques… les conséquences du syndrome d’alcoolisation fœtale sont dramatiques. À cette sombre liste, il convient sans doute d’ajouter un dérèglement de l’horloge biologique de l’enfant. C’est en effet ce qu’a constaté Jennifer Thomas, de l’Université d’État de San Diego en Californie. À partir d’un travail sur le rat, elle montre qu’une « exposition fœtale à l’alcool au cours du troisième trimestre, quand le système circadien est en train de se développer, altère le fonctionnement futur de l’horloge biologique ». L’enfant éprouverait par exemple des difficultés à s’y retrouver dans les cycles jours/nuits ! Avec des conséquences sur la qualité de son sommeil et son comportement général. Pour l’auteur, « ce déraillement chronobiologique peut expliquer un certain nombre de troubles comportementaux observés chez ces enfants ». Une nouvelle occasion d’insister sur l’importance de ne pas boire une seule goutte d’alcool au cours de la grossesse…
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