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Conférence de Bonn sur le Climat

L’AOSIS plaide pour une responsabilité commune et différenciée

9 juin 2011 Manuel MARCHAL

L’Alliance des petits États insulaires a appelé mardi à un compromis afin de démarrer les discussions débouchant sur un accord juridiquement contraignant pour lutter contre le réchauffement climatique.

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<p>Les îles subissent de plein fouet les effets du changement climatique, alors qu'elles sont de très faibles émettrices de gaz à effet de serre.
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Les îles subissent de plein fouet les effets du changement climatique, alors qu’elles sont de très faibles émettrices de gaz à effet de serre. (photo Toniox)

Les 43 pays de l’AOSIS (Alliance des petits États insulaires en développement) font partie des plus vulnérables aux effets du changement climatique. Ils sont en effet à la merci de la montée du niveau des océans qui menace d’engloutir leurs terres. Les dégâts sont déjà là, avec la pollution par l’eau de mer des nappes phréatiques.
Mardi à la Conférence de Bonn sur le climat, les représentants de l’AOSIS ont affirmé qu’ils pourraient tenir compte des engagements de réductions des émissions des pays riches, à condition qu’ils s’intègrent dans un objectif contraignant sur le plan légal.
L’AOSIS ne cesse en effet de demander aux pays riches qu’ils aillent plus loin en termes d’engagement de réduction des émissions de gaz à effet de serre. Elle ne prendra en considération que les engagements s’insérant dans un cadre légal et contraignant, en tant que première étape pour garder la lutte contre le changement climatique sur pied, avant un prochain bilan en 2015.
L’AOSIS rappelle les objectifs ambitieux qu’elle demande aux pays industrialisés de respecter. Il s’agit de créer les conditions pour que l’élévation de la température moyenne sur terre par rapport à celle qui existait avant la Révolution industrielle en Europe n’excède pas 1,5 degré. Or, beaucoup d’experts disent que la pollution a atteint un point tel que cet objectif n’est plus réalisable. Nombre d’entre eux soutiennent également que les engagements pris jusqu’à présent sont insuffisants, car ils n’empêcheront pas la température moyenne d’augmenter de 4 degrés. La catastrophe menace.
Comme point de départ, l’AOSIS demande dans l’urgence que les pays riches traduisent en engagement légal le principe d’une baisse des émissions de gaz à effet de serre acté l’an dernier à la Conférence de Cancún sur le climat. Il s’agit de continuer sur la dynamique du Protocole de Kyoto. « Le Protocole de Kyoto est toujours la meilleure plate-forme parce qu’il y a des règles, des procès et des procédures », affirme l’AOSIS. « Tout ce que nous voulons, c’est un instrument légalement contraignant qui englobe tout le monde avec différents niveaux de responsabilités », précise Leon Charles, négociateur en chef de l’AOSIS. C’est donc une nouvelle fois le principe de la responsabilité commune et différenciée qui est réaffirmé.

M.M.

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