Un vestige de la société esclavagiste est en train de tomber
11 juin, parCourrier des lecteurs
Un mois après le blocus de la Région, le préfet revient dans cette assemblée
18 décembre 2008, par

Le 7 novembre dernier, devant les caméras de RFO à la Préfecture, Joël Mongin appelle au blocus de la Région en présence du préfet, sans que le fonctionnaire ne réagisse, si ce n’est pour montrer sa compréhension. Un mois plus tard, le représentant de l’Etat est venu à la Région pour vanter les mérites du partenariat institutionnel. Un geste qui signifie l’échec d’une stratégie.
Le 7 novembre dernier, La Réunion est paralysée par les barrages des transporteurs. L’Histoire se souvient des déclarations des meneurs du mouvement, qui annonçaient deux jours à l’avance leur intention de « bloquer toute l’économie » pour bénéficier, et eux seuls, d’une baisse de 20 centimes du gasoil.
Le 7 novembre au matin a lieu l’assemblée plénière de la Région en présence du préfet. Ce dernier demande à la Région de contribuer à débloquer le conflit en prenant une décision exceptionnelle. Il propose que la collectivité mette à disposition des transporteurs une somme de 2,5 millions d’euros prélevée sur les recettes de l’Octroi de mer. Un million devaient revenir à la Région, et 1,5 million aux 24 communes.
Dans l’urgence, le président de la Région accepte que l’assemblée mandate un élu pour présenter cette proposition à la table ronde qui se tient quelques heures plus tard à la Préfecture. À l’arrivée et au moment de la pause des négociations, la délégation de la Région est insultée et menacée par des transporteurs, au premier rang desquels se trouve Joël Mongin. Tout ceci se passait à la Préfecture. Refusant de négocier dans de telles conditions, la Région quitte la table.
Le 7 novembre, au moment du Journal télévisé de RFO, les caméras du service public retransmettaient une conférence de presse tenue conjointement par le plus haut fonctionnaire en poste à La Réunion, garant de l’ordre public, et Joël Mongin. Ce dernier appelle à faire le blocus de la Région pour exiger que la collectivité paye. Le préfet montre sa compréhension. Quelques instants plus tard, les premiers camions bloquent l’Hôtel de Région, alors que le préfet dit qu’il refuse d’exposer des agents de la force publique, et laisse donc faire les transporteurs.
Ce 7 novembre, un représentant de l’Etat s’est mis au service des intérêts d’une catégorie : les 140 entreprises qui ont finalement déposé un dossier de subvention d’une partie de leurs dépenses en carburant à la Région.
Ce fonctionnaire se situait donc à mille lieues d’une de ces missions : travailler au partenariat institutionnel. Il était l’allié de prédateurs qui exigeaient 2,5 millions d’euros d’argent public à une institution de la République.
À peine un mois plus tard, le préfet est de retour à la Région comme si de rien n’était. Il fait parvenir à toutes les Rédactions un communiqué annonçant sa participation à la signature d’une charte de planification de la construction.
Au terme de la signature de cette charte, ce haut fonctionnaire intervient devant les caméras de RFO pour vanter les qualités du partenariat institutionnel. Un mois après avoir laissé faire plus de 48 heures de blocus d’une assemblée élue au suffrage universel, le préfet découvrait les mérites du travail unitaire dans l’enceinte de cette même assemblée.
Mais sa présence à la Région avait avant tout une signification : l’échec de sa stratégie d’affrontement.
M.M.
Courrier des lecteurs
Mézami , néna par-la dë somenn in sèrtin prézidan zétazini la di dann in konféranss de press li lé dakor pou ashté bannzil chagos mé sa sé in (…)
In kozman pou la rout
La Réunion dans la mondialisation sans protection
La Réunion dans la mondialisation sans protection
Ouverture hier à Sainte-Suzanne
Au lieu de reproduire la France, les Réunionnais devraient s’inspirer de Madagascar
Retour sur le séminaire organisé par la Section PCR de Saint-Denis
Conséquence de la crise et de la pénurie de logements sociaux
Condoléances du Parti Communiste Réunionnais
Face aux difficultés de trésorerie à cause des retards de paiement
À la veille de la manifestation organisée par des élus devant la préfecture