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13 juillet 2010
Après les évaluations inquiétantes de CM2, celles de CE1 placent à nouveau notre île parmi les dernières. Le Rectorat annonce que « 65% des élèves de La Réunion (contre 75% en métropole) vont entrer en CE2 en sachant bien lire. 67% maitrisent les premières opérations en étant capables de rédiger quelques textes, contre 77% en Métropole ».
La situation est donc très difficile et préoccupante dans une île où le pourcentage d’illettrés reste important.
Nous répétons tous les jours que la situation économique, sociale et humaine de l’île nécessite un examen critique, lucide des conditions d’apprentissage de nos écoles.
Mais chacun a ses responsabilités.
La lecture, l’écriture, la maitrise des savoirs fondamentaux est l’affaire de tous.
Et ce n’est pas en réduisant comme peau de chagrin les postes d’enseignants dans une île où la pression démographique reste forte avec une jeunesse de plus en plus diplômée qu’on arrivera à solutionner l’échec scolaire.
Ce n’est pas en fermant plusieurs classes dans les communes pour servir des centres académiques de lecture et écriture pour récompenser les hauts fonctionnaires de passage qu’on permettra aux élèves d’avoir des acquis solides.
Par ailleurs, dans les communes, de nombreuses actions qui rassemblent plusieurs partenaires doivent continuer pour accompagner l’école dans sa mission.
L’école reste le technicien de la lecture et écriture, mais ces évaluations, « un véritable bonnet d’âne », traduisent un échec inquiétant. Nous devons tous réfléchir pour provoquer les “États généraux de l’éducation à La Réunion” pour créer une véritable dynamique pour impliquer tous les partenaires de l’école avec les premiers concernés, les parents d’élèves.
Dans toutes les mairies, une réflexion autour d’une meilleure gestion de la caisse des écoles serait nécessaire pour créer de véritables projets pédagogiques, en concertation avec l’école, pour favoriser par tous les moyens l’épanouissement de nos marmailles.
Le nouveau calendrier scolaire tel qu’il est proposé ne facilite guère la réussite des élèves. Si les administratifs travaillent au frais, les élèves souffrent de la chaleur dans les classes.
Aline Murin-Hoarau,
élue responsable des Affaires scolaires
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