Un vestige de la société esclavagiste est en train de tomber
11 juin, parCourrier des lecteurs
17 février 2010, par

C’est LA surprise de la composition des listes aux Régionales. C’est d’y trouver, en 4ème position de la liste du démolisseur Didier Robert, Mme Valérie Bénard, cadre de l’ARAST et responsable de l’intersyndicale au nom de la CGTR. Ces personnes se demandent comment une syndicaliste, ayant tenté de se donner une image de défenseuse des victimes de la liquidation judiciaire de cette association d’aide à la personne, peut-elle se trouver aux côtés d’un élu et responsable politique soutenant la casse sociale et la destruction de services publics par le gouvernement ?
Mais en fait, ceci n’étonne guère la population qui, informée par "Témoignages", a compris tout au long du conflit social de l’ARAST l’objectif réel de Mme Bénard : mener un combat politique contre les responsables du Département et de la Région à l’occasion de ces élections.
D’ailleurs, dès le début du mouvement revendicatif, cette syndicaliste et ses amis politiques se sont tournés non pas vers les dirigeants socialistes de l’ARAST, responsables de cette faillite et du drame social qui a suivi, mais vers la présidente du Conseil général, insultée sans arrêt. Et au lieu d’occuper les locaux de l’ARAST et ceux de l’AGS, chargée par la loi d’indemniser le personnel licencié, ils ont occupé le siège du Département.
De même, personne n’a oublié qu’avant de rencontrer le conseiller du chef de l’État à la Préfecture, Mme Bénard a annoncé qu’elle va monter une liste de candidats aux Régionales. Eh bien, la voici cette liste : elle est conduite par Didier Robert et, même si elle est battue par celle de l’Alliance — comme c’est certain —, la manipulatrice en chef de l’ARAST sera élue.
Le problème de fond de cette affaire est donc bien là, et il crée un gros débat chez le personnel de l’ARAST comme dans le monde syndical : comment des travailleurs honnêtes ont-ils pu être manipulés à ce point par une personne qui a utilisé leur détresse pour servir Didier Robert ? Et comment se fait-il que la Préfecture n’ait pas consacré toute son énergie à faire appliquer le droit en faisant payer l’AGS ? La conclusion est claire aujourd’hui : le lien entre Mme Bénard et le maire du Tampon est renforcé.
Le mépris à l’égard des salariés de l’ARAST et des personnes ayant droit à leurs services, l’image négative donnée à des syndicats, voilà le résultat du double jeu de Mme Bénard. Et cela scandalise aujourd’hui l’opinion car l’énormité de la manipulation de l’ARAST éclate enfin.
L. B.
Courrier des lecteurs
Mézami , néna par-la dë somenn in sèrtin prézidan zétazini la di dann in konféranss de press li lé dakor pou ashté bannzil chagos mé sa sé in (…)
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