L’urgence de se mobiliser pour éviter la ruine des Réunionnais dans la mondialisation
12 juin, parAPE UE-Afoa : Après la clôture des négociations entre l’UE et les pays voisins
(Paix aux hommes qui pratiquent la vertu de la tolérance)
17 novembre 2007

Lors du dernier Dipavali, quelques voix se sont élevées, non pas contre la forme de cette fête qui est perfectible mais contre une communauté qui fait honneur et partie intégrante de la communauté réunionnaise et française, nos compatriotes d’origine tamoule.
De la lumière du Dipavali à celle de la Noël, ne s’agit-il pas de la même lumière, du même créateur ? Et cela même si l’expression est différente et qu’il n’est pas de notre ressort et de notre désir de vouloir assembler des traditions différentes.
Le Dipavali n’est pas fêté au Kerala, c’est le Pongol qui, en avril est la fête centrale de cet de l’Inde du Sud.
À La Réunion, le Pongol est fêté en janvier pour la saison des cannes).
Au Tamil Nadu dont sont originaires la majorité des tamouls (appelés Malbars à La Réunion), le Dipavali se fête le matin.
Certains le dédient à Krishna, d’autres à Vishnou. À La Réunion, le Dipavali (qui est récent) est partie d’une bonne volonté et a pour vertu de s’ouvrir aux autres composantes de la société créole, elle est intra-communautaire, car nous sommes tous frères sur cette terre de misère. Un peu de tolérance et respect mutuel ne fait de mal à personne... mais du bien...
Le Dipavali nous permet de découvrir l’indianité réunionnaise sous ses différentes expressions. Cette fête est un plus pour notre Réunion.
Un message de paix et de tolérance est distillé dans la fête du Dipavali. Il exulte lorsque les fêtes de la nativité arrivent. Dans le même ordre d’idée, lorsque nos compatriotes chinois fêtent leur nouvelle année, que nos frères musulmans font leur Ramadan ou que nos frères juifs fêtent le Yom Kippour, nous ne pouvons qu’indubitablement, nous réjouir de leur ferveur et de leur foi.
Tout cela est ... le miracle réunionnais.
Tout ceux qui y verront là, l’expression de lutte communautaire sont dans l’erreur, car nous devons progresser tous ensemble. Accuser l’autre, sur le fonds même de ce qu’il véhicule au plus profond de lui est un outrage à la Paix... et à la fraternité.
Notre Réunion a plus que jamais besoin de ces deux vertus que la République par l’œuvre de la laïcité nous permet aujourd’hui de vivre en toute plénitude.
Lucas Caliamou
Christian Vittori
APE UE-Afoa : Après la clôture des négociations entre l’UE et les pays voisins
Mi koné pa kossa zot i panss kan zot lé an parmi. Mi oi bien zot i rogard lé z ‘inn épi lé zot. Mi oi bien tazantan sa i di azot kékshoz. Tète-la (…)
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Messages
19 novembre 2007, 05:04
MM. Caliamou et Vittori s’attaquent aux personnes qui ont osé dire ce qu’elles pensent à propos du Dipavali. Je suis le premier visé par cette lettre, car M. Vittori m’a déjà fait ce reproche à plusieurs reprises. Qu’il aille d’abord apporter à la Corse la lumière qui lui manque tellement, vu l’accueil explosif réservé aux « continentaux ». Que M. Caliamou aille défendre, en Inde, les chrétiens et les hindous intouchables qui sont journellement brimés, voire massacrés. Eux aussi ont besoin de lumière, de paix, de tolérance et de fraternité, valeurs portées par nos deux messies.
En ce qui me concerne, j’ai le regret de vous faire savoir que mon courrier n’attaquait pas une « communauté » en particulier. J’ai le droit de défendre ma culture créole. Ma passion pour l’Inde remonte à plus de 20 ans et mon engagement pour la culture indienne de La Réunion ne date pas d’hier. J’ai vécu en Inde que j’ai visitée du nord au sud ; j’ai aussi étudié le tamoul, parrainé une petite Tamoule ; j’ai été rédacteur en chef de La dépêche tamoule et de La Route de l’Inde publiées à La Réunion (mise en ligne bientôt sur le site Terres d’Asie) ; j’ai participé à la 7e conférence internationale de tamoul à Maurice – où j’ai été très bien accueilli par les Tamouls avec qui j’ai suivi toute la cérémonie du cavadee – et que je publierai bientôt un dictionnaire étymologique du créole comprenant de nombreux mots tamouls.
Le titre utilisé dans Témoignages (censuré par les autres quotidiens ?) : L’Extrémisme dehors ! est une véritable insulte et une provocation. Je commence à en avoir assez de m’entendre dire à La Réunion, moi Créole, de retourner en Métropole alors que ma famille est installée ici depuis plus de deux siècles.
Je rappelle aussi à M. Vittori que sans moi, le livre « Grand Manicon et autres textes » (avec des parties en sanskrit et tamoul) n’aurait pas été publié. J’étais le seul à pouvoir le faire. Pas un exemplaire ni un remerciement de l’auteur. Et le tout bien sûr payé au lance-pierres.
Alors, lorsque vous dites que l’on s’attaque à une communauté, je dis non. Je répète que le Dipavali n’est pas une fête réunionnaise et ne nous concerne pas tous. Demandez aux habitants de Cilaos, La Petite-Ile, St-Joseph, St-Philippe, Le Tampon… si c’est leur fête. Et Hôlî ? Deviendra-t-il une autre fête locale ?
Jusqu’ici, la population réunionnaise s’entendait bien tout en conservant les coutumes et les rituels de leurs pays d’origine. Mais il est vrai que nous sommes à l’ère du Kali Youga où les faux messies prêchent la fraternité aux peuples tout en les divisant. Tout ceci n’est que politique. Laissez-nous tranquilles ! La Réunion n’est pas une terre indienne, mais une île française où nous avons su créer une identité distincte par métissage.
Enfin, même si vous êtes des spécialistes de l’Inde, je relève une grosse erreur concernant le Pongal (< action de bouillir en parlant du riz) : cette fête se célèbre au Tamil Nâdou le 14 janvier. En avril, c’est le Nouvel An.
Pascal Marion
19 novembre 2007, 17:40, par FURCY
Je ne vois nulle trace d’attaque ad hominem dans la réponse de Messsieurs CALIAMOU ET VITTORI à l’article de Monsieur MARION. En revanche on peut constater que Monsieur MARION perd son calme en insultant ces personnes lorsqu’il les invite en quelque sorte à rentrer chez elles, qui en Inde qui en Corse. Cher Monsieur MARION, je vous invite à relire vos articles parus dans le courrier des lecteurs des trois quotidiens de la Réunion, la bassesse des attaques n’a d’égal que la morgue que vous manifestez à l’égard de certaines groupes bien identifiés. Vous indiquez que le DIPAVALI n’est pas une fête réunionnaise et ne nous concerne pas tous !!! Qui êtes vous pour décider de ce qui est réunionnais ou pas ? lorsque vous affirmez que cette fête ne nous concerne pas tous, vous avez raison puisqu’elle ne concerne que ceux qui s’y interessent et personne ne vous oblige à vous y interesser !!!. Fêtez l’ail, l’artichaut ou le chouchou si cela vous dit mais souffrez que je fête le DIPAVALI si cela me chante.
20 novembre 2007, 13:15
Non je ne perds pas mon calme, c’est vous qui êtes haineux. Je connais parfaitement mes interventions dans la presse et contrairement à ce que vous dites je n’ai jamais manifesté de haine envers une « communauté » (ce vilain mot entretenu pas les médias et quelques personnes décidées à diviser les Réunionnais) ou groupe quelconque. C’est à vous plutôt de bien relire le message ci-dessous (et voyez la réaction - et ce n’est qu’un exemple visible - à ce lien : http://www.temoignages.re/article.php3?id_article=25882). Pour information, je n’ai pas été le seul à intervenir dans les colonnes des journaux pour dénoncer "votre fête". Si j’avais de la haine, pourquoi aurais-je fait autant pour promouvoir la culture indienne en générale, et tamoule en particulier ? Mais dites-vous bien que cette mascarade « dipavalesque » n’obtient pas les faveurs de la majorité des Réunionnais, contrairement aux idées reçues. Cette belle fête, cultuelle, ne devrait pas être dévoyée comme elle l’est ici. C’est un sacrilège pour les Indiens.
Vous ne voyez peut-être pas d’attaque ad hominem dans le message de MM. Caliamou et Vittori comme vous dites mais je connais personnellement M. Vittori et je sais de quoi je parle. Il n’est pas pro-Malbars comme il l’atteste, il en a besoin pour des raisons commerciales. Je n’ai pas l’impression que vous connaissez ce qu’est le Dipavali et encore moins Hôlî, votre prochain festival. Effectivement, vous pouvez fêter le Dipavali en méconnaissance de cause si cela vous chante. Et les Réunionnais comme nous n’avons pas honte de fêter l’ail l’artichaut et le chouchou.
Enfin, qui demande à qui de partir ? Le titre « Extrêmisme dehors ! » n’est pas de moi et est plein de sous-entendus.
PM