Le sens des responsabilités
10 juin, parNote de la Rédaction au sujet d’une tribune intitulée « Nommer le privilège zorey pour construire l’égalité à La Réunion »
7 septembre 2006

Ile de l’Océan Indien, Maurice est un État de 1,2 million d’habitants pour une superficie de 2.040 km. Ancienne colonie anglaise, le pays est depuis le 12 mars 1968 un État indépendant, membre du Commonwealth.
Le pays possède l’une des économies les plus dynamiques d’Afrique. L’activité repose sur plusieurs secteurs tels que le sucre, le textile, le tourisme et les services financiers.
L’industrie sucrière qui a été un pilier national est en phase de reconstruction pour faire face à la réforme de la politique sucrière européenne. La Commission européenne a adopté, en novembre 2005, une baisse du prix garanti du sucre de 36% pour la période 2008-2012. Pour faire face à cette réforme, le gouvernement mauricien s’est fixé comme objectif de réduire le coût de production à l’horizon 2008.
Le secteur du textile est frappé par la fin de l’accord multi-fibre depuis le 1er janvier 2005. La fin de cet accord a fait que tous les pays exportateurs du textile se sont retrouvés sur un pied d’égalité. Les entreprises mauriciennes ont beaucoup de mal à faire face à la concurrence internationale. Le pays devra s’attendre à d’importants licenciements dans ce secteur.
Le secteur du tourisme reste florissant. Sa croissance a été de 5.9% en 2005 avec plus de 760.000 visiteurs. Pour l’année 2006, le pays compte accueillir 810.000 touristes pour une recette de 29.1 milliards de roupies (soit 704 millions d’euros). Plusieurs lignes aériennes ont été autorisées à desservir l’île (une ligne Paris/Port Louis a été octroyée en 2006 et plusieurs compagnies privées indiennes pourront bientôt desservir Maurice).
Dans le cadre de la reconversion de son économie, le pays mise sur les Investissements Directs Etrangers (IDE). En 2005, le pays a attiré 45 millions de dollars d’IDE. L’Inde a été le premier investisseur direct à Maurice avec 10.8 millions de dollars, selon la Banque Centrale Mauricienne (BCE). Parmi les projets impliquant des investisseurs indiens, citons par exemple la construction de la Cybercité d’Ebène symbolisant l’ouverture sur les Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication (NTIC), l’installation d’une usine de mobilier en plastique, la création d’une fabrique de tubes en acier ou encore l’installation d’un réseau de téléphonie. Lors de la récente visite du Premier ministre mauricien en Inde, plusieurs accords ont été signés entre les deux pays dans les secteurs des Technologies de l’Information et des Communications, de la transformation industrielle des produits de la mer, des sous produits de la canne (notamment par la construction d’usines pour la production de l’éthanol), des services médicaux, de la pharmacie ou des loisirs.
L’Ile Maurice se voit contrainte de réexaminer ses orientations de croissance dans le sillage du démantèlement de plusieurs de ses marchés protégés, le sucre et le textile. Le pays se doit de développer de nouveaux marchés avec de nouveaux partenaires tels que l’Inde, l’Afrique du Sud ou encore la Chine.
Risham Badroudine
Note de la Rédaction au sujet d’une tribune intitulée « Nommer le privilège zorey pour construire l’égalité à La Réunion »
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