Le sens des responsabilités
10 juin, parNote de la Rédaction au sujet d’une tribune intitulée « Nommer le privilège zorey pour construire l’égalité à La Réunion »
Le chikungunya débarque en Europe
17 septembre 2007

Un voyageur étranger venu d’Inde, porteur du virus du chikungunya, serait à l’origine de l’épidémie qui a touché plus de 160 personnes dans le Nord-Est de l’Italie, une transmission locale qui constitue une « première mondiale » hors des tropiques, selon des experts.
« La possible source d’infection » serait un voyageur venu d’une région du monde touchée par une épidémie de chikungunya en visite à Castiglione, un des deux bourgs dans le Nord de l’Italie touchés par l’épidémie, le 23 juin, a indiqué l’Institut supérieur de la santé italien (ISS) dans un communiqué mercredi.
L’homme venait d’une zone de l’Inde touchée par le virus et, ignorant qu’il était contaminé, il a rendu visite à des amis à Castiglione. Il a été piqué par un moustique, à qui il a transmis le virus, permettant ensuite la propagation de la maladie en Italie. Dix jours plus tard, le 4 juillet, le premier cas de chikungunya était constaté à Castiglione.
Pour l’expert français Antoine Flahault, interrogé dans le journal professionnel “Le Quotidien du Médecin”, ces cas de transmission locale ("autochtone") de chikungunya recensés en Italie constituent une « première mondiale » hors de la zone intertropicale. « La souche responsable est très probablement la souche africaine partie du Kenya en juin 2004 », selon le Pr Flahault, coordonnateur de la cellule française de recherche sur le chikungunya. Il a relevé que l’épidémie qui était confinée dans l’Océan Indien s’étendait, jugeant ce phénomène « inquiétant sans être alarmant ». « Des maladies autrefois dites tropicales sont devenues beaucoup plus universelles », a souligné le Pr Flahault.
Plus de 160 cas confirmés de chikungunya ont été recensés en Italie et une trentaine d’autres sont encore en cours de vérification, a indiqué le virologue Antonio Cassone, Directeur du département des maladies infectieuses à l’ISS. « Nous avons environ 160 cas confirmés de chikungunya dans la région de Ravenne », dans le Nord-Est de l’Italie, « et une trentaine de cas dans des communes limitrophes de cette zone », a-t-il précisé. Un précédent bilan avait fait état de plus de 100 cas. « Sur la trentaine de cas à confirmer, certaines personnes ont été infectées en transitant dans la zone de Ravenne, tandis que nous ignorons encore l’origine de la contamination pour les autres », a-t-il indiqué. Le premier malade a été enregistré début juillet, et l’épidémie, due « à une densité très, très élevée des moustiques » dans cette zone, selon M. Cassone, a connu son apogée vers la mi-août.
L’expert de l’ISS a catégoriquement exclu que l’"aedes albopictus", connu comme le moustique-tigre, et qui transmet le chikungunya, puisse également transmettre le paludisme, cette maladie se servant d’« un vecteur totalement différent ». « La possibilité de la transmission de la dengue en revanche existe, même si elle est faible, cette maladie utilisant un vecteur semblable à l’Aedes albopictus », a conclu le Pr Cassone.
Note de la Rédaction au sujet d’une tribune intitulée « Nommer le privilège zorey pour construire l’égalité à La Réunion »
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