Accueil du site> International> Comores
28 avril 2008
Ce communiqué de l’OFPRA est un nouveau déni au droit international, n’est-ce pas ? Comment cet organisme peut-il se poser comme étant a priori supérieur à la justice comorienne ou aux institutions de l’Etat comorien, dont c’est le rôle à la fois de protéger et de punir ses ressortissants qui ont commis des actes délictueux ? Lorsque l’OFPRA considère que Bacar et ses hommes « ne peuvent pas légalement être renvoyées dans leur pays d’origine » parce qu’elle estime que « leurs craintes de persécutions étaient fondées », qui est visé comme étant l’auteur ou les auteurs présumés des « persécutions » ? Il faut espérer que cela ne vise pas les institutions des Comores, parce que cela serait une insulte grave faite à ces institutions et à l’Etat comorien. Quand un citoyen qui a commis des délits ou des crimes, en répond devant la justice de son pays, est-ce une “persécution” ? Evidemment non. L’autre hypothèse serait que l’OFPRA considère la justice comorienne comme incapable de protéger ses ressortissants d’une éventuelle vindicte populaire. Ce n’est pas moins insultant pour la souveraineté comorienne. Venant d’un pays dont les institutions se sont montrées assez peu capables de “protéger” la flamme olympique, de telles insinuations prêteraient à sourire, si... S’il n’y avait pas toujours derrière, les mêmes relents nauséabonds de “supériorité colonialiste”. Quand ces gens-là accepteront-ils de regarder les autres comme leurs égaux ? A-t-on entendu les autorités chinoises morigéner la police française ou donner des leçons de maintien de l’ordre, après le fiasco parisien ?
Nour Salman
© Copyright 5 mai 1944-2012 Témoignages | Tous droits réservés.
La reproduction, même partielle, des contenus des pages de ce site sans accord préalable est strictement interdite (les citations sont autorisées par le droit français pour commentaires et critiques, tant que ceux-ci y sont strictement concomitants et que sont précisés l’auteur original et le lien Internet vers la page source).