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6 septembre 2008
L’INSEE vient de publier une étude sur le pouvoir d’achat des Réunionnais qui démontre, s’il en était besoin, une paupérisation de la population.
Avec un niveau de vie inférieur à la métropole de 430 euros et une augmentation de l’indice des prix à la consommation supérieur à la métropole, les Réunionnais, et notamment les salariés, ne savent plus comment faire pour joindre les deux bouts et ne veulent surtout plus de discours incantatoires sur les bienfaits de la concurrence. Quand on sait par ailleurs que 57% des surfaces commerciales sont détenues par deux groupes, c’est-à-dire que, quelle que soit l’enseigne, c’est toujours les mêmes qui ramassent la mise, nous sommes en droit de nous poser la question de la concurrence.
52% de la population réunionnaise vit sous le seuil national de la pauvreté. Ce chiffre inquiétant devrait faire réagir non seulement nos gouvernants qui nous conseillent de manger des produits MDD (Marges De Distributeurs) mais aussi l’ensemble de la classe politique, économique et sociale de notre pays. Le salarié pauvre, celui qui vit sous le seuil de la pauvreté, n’est pas un concept syndical, mais bien une réalité dans ce pays.
L’UIR-Cfdt n’a pas de recette miracle, elle œuvre à la place qui est la sienne pour améliorer les conditions de vie de la population et pas seulement des salariés, mais ce qu’elle craint par-dessus tout, c’est qu’à force d’aller à l’eau, calebasse y pète.
Le Secrétaire général de l’UIR-Cfdt
Jean-Pierre Rivière
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