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Grève BNP-Paribas
26 mars 2008
Malgré les discussions avec la direction sur la plateforme intersyndicale, la grève se poursuit fermement au sein de la BNP-Paribas, la CFTC demande au plus vite la mise en place d’une commission de conciliation.

Après deux réunions infructueuses au cours de la journée d’hier, Paul Junot de la section syndicale BNP-PARIBAS de la CFTC confiait que « Nous projetons d’interpeller la direction du travail, pour réunir la commission de conciliation et faire entendre chaque partie. » (Photo FL)

La plateforme des organisations syndicales de la BR, de la BNP-Paribas et de la BFC présente deux axes, l’un cherchant à négocier dans chaque entreprise une prime annuelle de 2.000 euros, l’autre proposant une augmentation de l’ordre de 10% pour les salaires à 20.000 euros annuel, 5% pour les salaires autour de 30.000 euros et 2,5% pour les salaires de 80.000 euros. Ces deux axes sont à prendre ou à laisser et constituent le minimum syndical de la revendication.
Commission de conciliation
Après deux réunions infructueuses au cours de la journée d’hier, Paul Junot de la section syndicale BNP-PARIBAS de la CFTC confiait que « Nous projetons d’interpeller la direction du travail, pour réunir la commission de conciliation et faire entendre chaque partie. Nous comptons sur cet arbitrage pour trouver un point de convergence. En ce qui concernant la majoration qui existait depuis 1968, on va partir en négociation avec le patronat bancaire en intersyndicale. »
Avec 15 à 20% du personnel présent, l’activité bancaire est maintenue au niveau des versements, de la réception des chèques, mais les gros dossiers ne peuvent se faire. Plus grave, il n’y a pas de technicien pour abonder les comptes, ce qui va poser problème avec les payes de fin de mois.
Dans les jours qui viennent, la BR pourrait entrer dans la dynamique, la BFC annonce déjà le lancement du mouvement pour le 16 avril. Mais il y a des chances que la grève en cours à la BNP finisse par dissuader le patronat de se risquer à ne pas négocier.
Francky Lauret
L’exemple corse ou antillais
Du côté des Antilles, dès la dénonciation de la Convention Collective Nationale, les Antillais ont décidé de se mettre en grève. Le mouvement social durera trois mois pendant lesquels l’ensemble des banques de la place n’est pratiquement plus opérationnel. Après des années de négociations et de tractations, les Antillais signent une convention collective qui maintient l’indexation de 40% des salaires afin de compenser le coût de la vie liée à la spécificité insulaire.
Du côté des Corses, des mobilisations successives ont su préserver le bénéfice de leur spécificité insulaire et gardent cette compensation sous la forme d’une prime annuelle.
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